Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Pensées étiolées qui filent dans le vent...

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Loïc Exeter
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MessageSujet: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyMer 20 Déc 2006 - 18:50

Le dimanche, paraît-il, est un jour à marquer d'une croix. On dit qu'il est possible de le parcourir en ne sortant de dessous la couette que pour flâner à l'envie et compter fleurette aux papillons. On dit aussi que c'est un jour de rencontres, rencontre avec ses amis, rencontre avec une belle inconnue au détour d'un sentier au doux parfum de noisette, rencontre avec une créature malveillante devant qui il faudra déployer toute l'intelligence et la supériorité que nous confère notre statut de sorcier afin d'échapper à une mort atroce... Rencontre avec le troisième type, avancée vers un nouvel univers fascinant. Et parfois aussi rencontre avec un mur qui s'est malencontreusement retrouvé sur notre passage. Pour toutes ses raisons, qui sauront toucher, j'en suis certain, la corde sensible qui n'attends en nous qu'une seule chose, celle de vibrer, pour toutes ces raisons dis-je, le dimanche mérite d'être porté au rang de jour le plus important de la semaine.

Seulement voilà. Dimanche était venu, mais ce n'était pas un de ces dimanches précédemment cités. Pour Loïc, ce dimanche était pareil à la vision morne d'un verre vide depuis si longtemps que la poussière en avait remplacé son contenu originel, et qu'il semblait impossible qu'il en fut autrement, qu'il puisse un jour prochain offrir au regard de qui voudrait la robe satinée d'une liqueur précieuse et odorante. Mais remontons quelque peu le temps...

Pour la majorité des élèves de l'école, dimanche signifiait grasse matinée. Grasse matinée... Une expression que connaissait Loïc mais dont il n'avait jamais goûté la saveur. "Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt !" avait eu coutume de lui répéter son père quand il le pouvait encore. Quoique, à ce qu'il en savait il n'avait peut-être jamais cessé sa vieille habitude... Parfois Loïc en faisait des cauchemars, d'où il se réveillait en sueur, l'image du cadavre de son père s'évertuant à gratter le couvercle de son cercueil et lui répétant ces mots sans discontinuer qui persistaient après même le retour douloureux à la réalité de l'après-rêve... En fin de compte, même par-delà la mort son père avait réussi à lui faire préférer l'éveil à un sommeil qui apparaissait à son fils comme une menace sourde, prête à fondre sur lui à l'instant où il s'abandonnait à elle.

Il en résultait que Loïc se levait tôt, et ce même le dimanche. Et même plus tôt le dimanche que les autres jours. La semaine il se contraignait à rester au lit le plus longtemps possible, afin de ne pas gêner ses camarades de dortoir. Le dimanche il n'avait plus cette raison, ainsi il se levait aux aurores. Bien sûr tout le monde dormait encore dans la tour des Serdaigles, et sans doute même dans la totalité du château. Loïc lorsqu'il s'éveillait n'entendait que le battement lent de son coeur. Puis la chaleur prodiguée par les couvertures, au lieu de le relaxer, au contraire semblait vouloir l'étouffer. Il rabattait alors en un froissement discret ses draps, s'habillait en silence, puis sortait sur la pointe des pieds du dortoir, traversait en rafale la salle commune pour une fois dépourvue de toute agitation, enfilait les couloirs déserts de Poudlard endormi, en direction du grand hall, en direction de la sortie. Et ce dans le silence le plus total. Seuls résonnaient ses pas sur le dallage ou la pierre brute, quand ils n'étaient pas assourdis par un tapis défraîchi. Le silence était comme un ami, l'accompagnant sans se faire trop pressant. Puis l'adolescent entrouvrait les grandes portes en chêne brut, juste ce qu'il fallait, afin qu'il puisse se faufiler dans le parc.

Le parc... Se tenir là, surplombant le lac de couleur gris acier, alors que le jour naissait, était une expérience merveilleuse, revigorante, et ce seul instant rendait à Loïc la semaine plus supportable. Et faisait naître en lui l'espoir que le bonheur ici-bas lui était encore accessible. Mais ce matin-là justement tout se liguait contre lui. Le plafond nuageux était bas, voilant le paysage, et une brume persistante était née durant les heures nocturnes. Pour arranger le tout, un grésil humide s'était mis à tomber. Pas de beaux et agréables flocons qui formeraient un tapis möelleux, non, et qui feraient planer sur le paysage un verni de paix et de silence, facilitant la communion avec la nature. Non. Plutôt des grêlons mouillés, ou de la pluie solidifiée. Pas très agréable, pour tout dire...

Enveloppé dans son manteau, la capuche rabattue sur sa tête, Loïc contemplait les arbres mangés par la brume. Il lui semblait qu'il était comme eux, qu'il pouvait disparaître d'un moment à l'autre, que son existence était illusoire et sans intérêt. Dans ces moments, sa mère lui manquait plus que tout. L'image de son sourire, de son rire le hantait. Et rien aujourd'hui ne venait le distraire, lui faire oublier pour quelques instants la douleur sourde qui ne le quitterait jamais. La solitude commençait à lui être insupportable, et pourtant lorsqu'il se tenait au milieu de tous les autres, de tous ces bruits, de tous ces sentiments, de toutes ces peines, quand il se tenait à l'orée de contacts avec d'autres garçons ou filles de son âge, il n'avait qu'une hâte, fuir. Se retourner et fuir loin, très loin, le plus loin possible, loin de toute cette fureur qui ne voulait rien dire, de ce brouhaha qui semblait lui refuser son entrée. Il était resté seul trop longtemps, par peine et chagrin, par dépit, par peur et par défiance. Et à présent qu'il désirait nouer des contacts avec ses semblables, cela lui demandait plus de forces qu'il n'était capable d'en fournir. Etaient-il même encore ses semblables ? Etait-il encore humain ? N'était-il pas plutôt un monstre, incapable de partager quoi que ce soit avec qui que ce soit. Il essayait, oh oui il essayait, mais sans jamais y parvenir. Une barrière s'était formée entre lui et les autres êtres humains. La casser, il s'y attelait, mais il lui semblait que c'était peine perdue. Il restait encore et toujours seul.

A rester là sans bouger, le jeune Serdaigle allait finir par attraper froid. Le temps s'était arrêté pour lui, égrené par les grains désagréables que le ciel faisait choir sur sa tête. Perdu dans ses pensées il n'entendit pas que quelqu'un s'approchait derrière lui...
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Althea Belrin
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptySam 23 Déc 2006 - 9:54

Althea s'était réveillée très tôt ce matin. Hier en debut de soirée il aviat commencé à neiger et elle voulait être le première à pouvoir voir de quelle hauteur c'était élévée la couche de neige.
Tout en s'habillant elle s'était immaginée qu'il avait tellement neiger qu'on ne pouvait ouvrir les portes. Mais bon elle était encore un peu embrouillée de sommeil à ce moment.
Elle courut dans la cour. Elle faillit tomber en glissant sur une plaque de vergles mais se rattrapa de justesse. Elle arriva en vue des portes du parc.
Il y avait déjà quelqu'un un serdaigle d'après son echarpe mais elle n'était pas sûre car il y avait de la brume.
Elle ralentit et resta un moment sur place. Elle écouta le silence ce qui est si reposant ... et regarda le petit nuage de fumée qu'envoyait sa respiration scadée dans l'air, le froid mordait ses joues. Elle adorait cette sentation surtout le matin. Elle n'avait jamais l'impression d'être plus vivante plus révéillée.
Elle s'approcha doucement. Et se tint un instant à coté du garçon.

- C'est beau, dit-elle. Dommage qu'il y ait du brouillard ... mais cela a aussi son charme. C'est calme...

Elle se demanda si elle devait continuer de parler ou respecter le silence.

- J'aime le brouillard ... il donne l'impression d'être dans un autre monde féerique ...
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Rhéna Johnson
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyJeu 28 Déc 2006 - 6:40

Samedi soir...

C'était la première fois que Rhéna se couchait e compagnie de sa pinata magique... Et elle ne savait pas qu'en faire. Devait-elle la poser par terre, en imaginant qu'elle réussisse à l'attraper ? Où peut être la poser sur son lit? Ah moins qu'il ne lui faille laisser l'objet voler au gré de ses envies ? Mais la pinata résolut le problème, en se mettant d'elle-même au pied du lit de Rhéna.

Cette dernière trouvait ça carrément étrange. Quand certaines Poufsouffles avaient un chat roulé en boule au pied de leur lit, Rhen' avait, elle, une pinata magique ! L'objet, fait de papier mâché et aux couleurs vives, presque grossières, agissait comme un animal de compagnie ! Vraiment étrange !

Finalement, après avoir caressé du bout des doigts son cadeau de Noël et fermé les rideaux de son lit à baldaquin, la jeune Poufsouffle s'endormit, d'un sommeil sans rêves, qu dura jusqu'à ce que...



Dimanche matin. Tôt.

Rhéna fut réveillée par un bruit de choc, suivit d'une douleur violente à l'estomac. Elle se redressa brutalement. Visiblement, sa pinata avait voulut faire une promenade nocturne... Et avait foncé dans le mur en revenant, atterrissant sur le ventre de sa propriétaire !

Celle-ci caressa ce qui devait être le dos de la pinata, dans un geste devenu familier. Elle devait vraiment avoir l'air nulle, à caresser ainsi un simple objet. A s'y attacher, même. Comment pourrait-elle un jour frapper dedans avec une batte comme dans un vulgaire Cognard ?!?

Rhen’ saisit doucement la pinata et la déposa à côté d’elle. Elle tenta de se rendormir. Peine perdue ! Non seulement elle n’avait plus tellement sommeil, mais en plus le contact rugueux de sa chère pinata n’était pas très agréable contre sa joue. Finalement, la jeune fille dût se résoudre à aller s’habiller.

Il neigeait, dehors. Rhéna le vit par la fenêtre. Elle enfila des collants très épais sous sa jupe et descendit pour prendre son petit déjeuner, sa pinata volant à ses côtés. Mais, arrivant devant la porte de la Grande Salle, Rhéna s’aperçut que celle-ci était fermée. Décidément, il était beaucoup plus tôt qu’elle ne l’avait cru !

Ne sachant que faire, la petite Poufsouffle se dirigea vers son dortoir. Elle prit ses gants, enfila son bonnet et passa son écharpe. Puis elle redescendit dans le hall. Là, elle poussa la lourde porte de chêne massif et sortit. Le parc était recouvert de neige. C’était magnifique ! Décidément, la neige la surprendrait toujours !

Dans le fond du parc, deux élèves ressortaient, vêtus de leurs capes noires, dans le paysage immaculé. Rhéna se dirigea vers eux, tout naturellement, rendue joyeuse par la poudreuse. Même très joyeuse. Elle se mit à parler à sa pinata.


" Au fait... Je devrais peut être te trouver un nom, ma belle… "

Il était évident pour Rhéna que la pinata était de sexe féminin. Non seulement parce que les cheveux châtains peints sur le papier mâché étaient longs, mais aussi parce que le mot pinata était féminin ! Heureusement qu’humain était masculin… Sinon, Rhéna risquait d’être une fille à part entière et non un Travesti !



Finalement, Rhen’ arriva assez près des deux élèves pour les distinguer correctement. Il y avait une Gryffie et un Serdy… Ne manquait plus qu’un Serpy !!! Apparemment, la jeune fille venait d’arriver, car son camarade semblait ne l’avoir pas encore remarqué. ? En fait, il semblait trop plongé dans ses pensées pour remarquer quoi que ce soit ! Sauf que…

Sauf que Pinata, faute d’un meilleur nom, n’entendait pas de cette oreille que le jeune homme reste ainsi planté à regarder les flocons tomber, tranquillement ! Elle se précipita sur lui, lui arrivant doucement dans l’épaule. Puis elle fondit sur le sol plein de neige, en envoyant sur le Serdaigle.

Voyant ça, Rhéna se mit à courir dans leur direction. Elle passa devant la jeune Gryffondore, lui adressant un sourire au passage. Puis elle prit son cadeau dans ses bras, et adressa un regard désolé à Serpy qui était complètement tiré de ses pensées, maintenant !


" Pinata ! Espèce de mal élevée ! Ca ne se fait pas, ça ! Vilaine ! Je suis désolée… Je ne l’ai pas encore bien dressée… "

Absorbait par ce qu’elle disait, Rhéna ne se rendait même pas compte que c’était totalement ridicule ! On ne dressait pas une pinata, et on ne l’appelait pas Pinata ! D’ailleurs, on ne lui donnait pas de nom, quel qu’il soit ! Et, si on possédait une pinata magique qu’on refusait d’éclater, on ne lui disait pas qu’elle était « vilaine » lorsqu’elle faisait des bêtises !

Mais Rhéna se fichait royalement de son ridicule, et de ce que font ou ne font pas les gens normaux ! Elle commençait à s'attacher à Pinata, qu'elle considérait comme un êttre à part entière. Un animal de compagnie qu'elle ne quitterait pour rien au monde ! L'éclater ?!? A coups de batte ?!? Z'êtes complètement malades ! Il était tout simplement hors de question que quelqu'unfasse du mal à Pinata, même si elle était pleine de bonbons, sans doute tous plus alléchants les uns que les autres!


Dernière édition par le Mer 10 Jan 2007 - 18:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptySam 30 Déc 2006 - 9:29

Althéa fut très surprise de l'arrivée de celle de Poufsouffle. Arrivée qui contrastait vraiment avec le calme environnent : bruyante et remarquée! Mais cela ne la dérengeait pas du tout au contraire, elle adorait l'animation.
Elle rigola en voyant l'espèce de poupée envoyé de la neige sur le Serdaigle. J'aurai moins rigolé si c'était moi, pensa-t-elle, quoique j'aurais tout de suite réagit, sur la poupée ou la propriétaire ???
Puis, Althéa se demanda si l'on pouvait vraiment dire 'propriétaire'. Alors, elle se tourna vers la poupée :
- Bonjour Pinata,dit-elle tout en se baissant vers elle et en levant les mains, je n'ai rien fait moi alors pas de neige, hein ?

Elle se sentait un peu ridicule mais bon, elle avait l'habitude Wink ! Parler à une poupée pour lui dire de ne pas lui envoyer de neige, ah vraiment la journée commençait on ne peut mieux !!
Elle la regarda de plus près vraiment, elle était étrange... Mais elle avait toujours eut une imagination facile et voir débarquer une poupée qui bougeait ne la dérangeait pas du tout cela la faisait rire. Elle imagina si le père noel amenait ceci aux petites filles bien sages ... une poupée qui est capable de bouger et de faire des bêtises! C'est sûr les gamines seraient ravies mais leur parents et bien pas certain !!

Elle se releva et regarda Rhéna :
- C'est quoi ? dit-elle en montrant Pinata. Pardon, c'est qui ? se morigéna-t-elle en faisant un clin d'oeil à la Poufsouffle.


Dernière édition par le Jeu 4 Jan 2007 - 18:54, édité 1 fois
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Loïc Exeter
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyJeu 4 Jan 2007 - 18:30

[HJ: Désolé pour la réponse tardive, je n'ai pas eu accès au net pendant les vacances... Par contre Loïc est à Serdaigle, pas à Serpentard !!! ^^ Et le temps est tout sauf radieux, la poudreuse n'est pas vraiment de mise... Enfin bref, ce n'est pas grave...]


__________________________



Absorbé dans ses pensées et sa contemplation du paysage, aussi déprimant fut-il, Loïc eut un sursaut intérieur lorsqu'une voix de fille lui parvint de tout près.
Pendant quelques instants il ne sut que faire. Le seul fait de sentir une présence à côté de lui alors qu'il ne s'y attendait pas le mettait dans tous ses états. Fallait-il qu'il réponde ? Qu'il dise une banalité ou qu'il garde le silence ? ... Qu'il fasse un sourire ou qu'il se détourne ? Devait-il fuir, encore et toujours ? Etait-ce la solution ? Non ! Il devait faire face, affronter ses peurs, affronter ceux qui auraient dû devenir ses semblables. Assez fui ! Il le devait pour lui-même, il le devait pour sa mère, il en avait assez de repousser les avances des autres, de toujours se méfier de tout. Il lui fallait se lancer, et tant pis si l'atterrissage était douloureux. La solitude aussi était douloureuse, il était bien placé pour le savoir...

C'était décidé, il allait changer, il allait découvrir les autres, ce territoire si vaste et inconnu, si riche aussi semblait-il, si périlleux pourtant... Il pourfendrait ses vieilles peurs, ne les laisserait pas le ronger chaque jour un peu plus.
Il ne savait combien de temps s'était écoulé alors qu'il menait ce combat intérieur. Le jeune homme se tourna vers la jeune fille dont la voix lui était parvenue. C'était une Gryffondor qui respirait de joie de vivre. Il voulait lui répondre, mais ne savait même pas ce qu'elle lui avait dit, perdu qu'il avait été dans ses pensées. Il ouvrit la bouche pour se présenter, prenant son courage à deux mains, bandant sa volonté...

Il vit alors passer une étrange figurine en tissu volante par-dessus son épaule.

Et vlan ! Le bleu et bronze n'eut pas le temps de pousser son étude de l'apparition plus loin que celle-ci s'évertua à l'ensevelir sous la neige !

Apparut alors dans son champs de vision la propriétaire de cet étrange accessoire, qui le gronda de la même façon qu'elle l'aurait fait d'un animal de compagnie... Avant de lui adresser un regard désolé... Abasourdi comme il l'était, Loïc semblait avoir reçu un choc paralytique. Refermant sa bouche avec empressement il épousseta la neige qui maculait son manteau, tandis qu'une partie fondait avec la chaleur de son visage, et une rigole d'eau glacée dégoulina lentement dans son col, lui tirant un frisson involontaire.

Pendant ce temps la jeune Gryffondor avait engagé la conversation avec la nouvelle arrivante, une Poufsouffle, s'enquérant de ce qu'était cet objet de compagnie volant...

*Je devrais peut-être les laisser faire connaissance et m'éclipser, elles ne remarqueraient sûrement pas ma disparition... Oh et puis non ! Allez, du nerf, c'est le moment ou jamais !*

Attendant que la rouge et or ait fini de parler, il s'approcha quelque peu - pas tant ! Il ne faut pas exagérer ! - jusqu'à être à une distance suffisante pour converser avec les deux filles... Un noeud se forma dans son estomac, qu'il décida d'ignorer. Il ouvrit la bouche...

*Qu'est-ce qui va m'arriver cette fois ? ...*

Rien. Pas d'interruption. Il dut se résoudre à prendre la parole...

"Je ne m'attendais pas à trouver autant de monde si tôt un dimanche... D'habitude personne n'est encore levé à cette heure-ci..."

*Mais quel idiot ! Tu n'as rien de plus intéressant à dire !?*

"Je m'appelle Loïc. Je suis en cinquième année... Tu voyages en étrange compagnie !" finit-il en s'adressant à la jeune jaune et noire, ses yeux se posant involontairement sur la pinata virevoltante...
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Althea Belrin
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyMer 10 Jan 2007 - 11:19

HJ : désolé du retard mais avec la rentrée qui arrivait ... -_-'

Althéa remarqua que le Serdaigle c'était timidement rapproché d'elle, de la Poufsouffle et de son étrange animal de compagnie.
Je me demande s'il a vraiment une "personnalité" ce Pinata. Mais en fait, c'est son nom ou celui du sort qui a permi de le (ou la d'ailleurs, elle ne voyait pas beaucoup de différence à ce sujet) construire cet être "pensant" ?, se demanda-t-elle intérieurement.

Elle regarda la jeune fille qui se tenait devant elle et lui posa donc la question :

- C'est son nom Pinata ou autre chose ?

Puis elle s'aperçut que son autre compagnon allait prendre la parole. Faute de l'encourager -toujours prête à discuter...- elle se tourna vers lui pour l'écouter :

-Je ne m'attendais pas à trouver autant de monde si tôt un dimanche... D'habitude personne n'est encore levé à cette heure-ci... Je m'appelle Loïc. Je suis en cinquième année...

- Salut, moi c'est Althéa ! Je suis aussi en cinquième année !, lui répondit-elle. On c'est d'ailleurs sûrement croisé en cours... Mais bon, je suis tellement concentrée que à vrai dire, je ne sais pas vraiment si c'est le cas... En tout cas, pour ce qui est du dimanche, pour une fois que l'on a pas cours, autant en profiter, non ? Wink

Puis Loic demanda à la Poufsouffle...
Il manque plus que quelqu'un de Serpentard, pensa-t-elle en souriant.
...quel était son animal de compagnie. Althéa attendit la réponse qui allait venir avec impatience. C'est vrai ! On ne voit pas souvent un morceau de papier mâché aux couleurs vives qui se déplace !
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Rhéna Johnson
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyDim 28 Jan 2007 - 14:53

[HJ : Trop désolée, j'ai battu le record du plus long retard No Je suis pas là assez souvent pour répondre à chaque fois que je viens, j'avais juste eu le temps de commencer mon post la dernière fois... Désolée Embarassed En plus, c'est vraiment pas du grand art... Manque de temps en d'inspiration... La prochae fois, je m'applique, juré craché.]


La neige que le Serdaigle n'avait pas réussi à enlever de son manteau commençait à se ramolire et à se liquéfier par endroits. Celle qui était dans ses cheveux commençait même déjà à dégouliner dans son cou, dans un rapide goutte à goutte. Il devait être gelé. D'ailleurs, se rapprochant de Rhéna et la Gryffie, il commençait à frissonner... La Gryffondore, elle, semblait très étonnée et interessé par la pinata de Rhéna. La Poufsouffle, qui aurait bien voulu dormir encore un peu, vait légèrement du mal à la sivre, tant son débit de paroles était rapide ! Elle avait tout l'air d'une sacré bavarde particulièrement optimiste...

Puis, le Serdy, qui était maintenant à côté des deuxfilles se présenta, d'une voix d'un calme olympien. Du coup, quand la Gryffouille se présenta après lui, elle semblait surexitée ! Ils étaient tous les deux en cinquième année. Donc avaient trois ans de plus que Rhéna. Quand celle-ci réalisa cela, elle rougit légèreent, ses pommettes prenant une teinte rose vif. Mais elle respira un bon coup, et se prsenta à son tour à ses camarades.


" Enchantée, je suis Rhéna Johnson, en deuxième année... Et voici Pinata, grâce à qui je suis là de si bon matin... Elle a eut la merveilleuse idée de s'essayer au trampoline sur moi pendant que je dormais... C'est une pinata magique, ensorcelée pour rester avec moi... Je crois. Mais elle est pleine de bonbons, ça, j'en suis sûre !!! C'était mon cadeau de Noël ! "

Une pensée pour la pauvre Pinata, destinée à finir éclatée au fin fond d'une poubelle, le contenu de son estomac dans celui de sa propriétaire... Triste pensée suivie d'une douce caresse sur le pâpier mâché rugueux de la pinata revenue vers Rhéna après avoir découvert la neige...

Le premier hiver de ma petite Pinata... Comme c'est émouvant... Sad
Evil Euh... Rhéna ? u vas quand même pas devenir gâteuse maintenant, si ??? Parce que là... C'est un peu grave, quand même... Evil
Ange a me fait mal mais... Il a raison ! Ange Oh, ça va vous deux, vous avez pas de coeur, d'abord !
Evil Mouairf... Evil

" Et vous, vous avez eu des beaux cadeaux, pour Noël ? "

Ne sachant pas trop quoi dire, Rhéna n'avait trouvé que cela. Elle savait que l'école avait organisé une offre de cadeaux mutuelle pour les élèves, de manière à ce qu'ils fassent un peu plus ample connaissance les uns avec les autres. Peut être que l'un d'entre eux s'était inscrit ? Rhen' ne se souvenait plus de tout le monde... Elle avait déjà assez de mal à mémoriser ses cours, alors les personnes qu'elle entrapercevait dans la foule, ce n'était ême pas la peine !
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MessageSujet: Re: Pensées étiolées qui filent dans le vent...   Pensées étiolées qui filent dans le vent... EmptyMar 13 Fév 2007 - 18:18

Alors cette "pinata" était en réalité un sachet de bonbon volant !? Loïc eut un petit pincement au cœur en pensant qu'une invention si ingénieuse puisse finir bien vite déchiquetée par un enfant avide d'en finir avec les sucreries contenues à l'intérieur, puis oubliée par terre ou au fond d'une poubelle... Mais celle-ci semblait devoir échapper au funeste destin de ses emblables. Le Serdaigle devinait que Rhéna y tenait beaucoup trop pour la sacrifier, même pour tous les bonbons du monde.

A son côté, Althéa faisait montre d'une agitation particulière. Loïc en fut tout gêné. Que venait-il faire ici ? Comment pouvait-il discuter avec des personnes qui devaient le trouver insipide ? La neige commençait à s'infiltrer dans son cou, et un frisson lui fit prendre conscience qu'il était en train de prendre froid. Mais comment prendre congé de ces demoiselles sans paraître prendre la fuite.

C'est alors que Rhéna posa une question qui le fit se figer sur place...

"Et vous, vous avez eu des beaux cadeaux, pour Noël ?"

Noël... Une fête qui pour Loïc ne voulait plus rien dire depuis son arrivée à Durmstrang quatre ans plus tôt... Depuis la mort de sa mère... Il n'avait plus fêté Noël depuis. Son père ne voulait plus en entendre parler, passer une telle fête sans la présence de sa femme, seulement avec le souvenir douloureux des moments partagés pour seule compensation, cela il ne pouvait s'y résoudre. Puis son père avait disparu à son tour et Loïc s'était retrouvé seul. Sans plus personne avec qui passer Noël... Il restait toujours à Poudlard pour Noël... Et n'avait jamais reçu le moindre cadeau de quiconque...

Loïc baissa les yeux pour répondre.

"Je n'ai pas reçu de cadeau pour Noël."

Il attendit les exclamations des deux filles, qui tomberaient comme un couperet. Il risquait encore de se retrouver mis à l'écart à cause d'une de ses particularités...
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