Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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Deneb Kaïtos
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MessageSujet: [exemple de fanfiction]   [exemple de fanfiction] EmptyJeu 12 Jan 2006 - 16:48

Harry Potter
et Ce Pouvoir-Dont-Ils-Ne-Peuvent-Prononcer-Le-Nom


Harry et Ginny


Fanfiction de : Deneb Kaïtos Céti
Summary : Fin de la 7ème année de Ginny. Elle rentre chez elle, au Terrier, et doit à présent vivre le quotidien d’une sorcière. Elle y retrouve sa famille, ses amis… et Harry ? Qu’est-il devenu ? Voldemort à été battu, de nouveaux jours arrivent. C’est quoi le quotidien des sorciers ?
Notes : Cette histoie évoluera selon mes humeurs, les propositions etc. Bien que la trame principale existe, je suis ouverte à toutes propositions. Sachez par exemple, que la joyeuse bande devra affronter un nouveau « méchant. » Qui ? Pourquoi ? Comment ? Vous le découvrirai tranquillement au fil de votre lecture. Ca commence doucement, j’aimerais installer le monde de Ginny avant d’entrer dans l’action. Soyez indulgent et n’hésitez jamais à donner vos avis. Cheers !!!
Characters : Tous ceux qui me sont tombés sous la main.
Type : Romance, angst, humor, action… cela évoluera tout le temps. Au début ça sera peut-être space pour les lecteurs mais comme je l’ai dit, je veux d’abord installer certaines choses.
Rating : Tout public pour l’instant. Evoluera vers des choses plus hard core dans le futur, mais je préviendrai.
Disclamer : Tous les personnages, lieux etc. appartiennent à l’univers de JKRowling, le reste (s’il reste quelque chose) doit sûrement être à moi.
Enjoy Reading !



Chapitre 1 : Comment te reverrai-je ?


- J’aimerais passer plus de temps avec toi, maintenant que c’est fini…

Ginny venait de sortir de la dernière salle d’examen pour les A.S.P.I.C. et se dirigeait vers l’immense parc du château pour essayer de chasser de sa tête ses doutes quant aux réponses farfelues qu’elle avait inventée à l’examen d’Histoire de la magie. « Les premiers moldus à se rendre compte de la présence des sorciers les firent brûler sur des mûchers, puis les bigotinèrent comme ils le firent pour leur roi au Portugal pendant la révolution au XVII siècle. Il en est ainsi de Jeanne Barque, portugaise célèbre parmi les moldus, qui mourut sur un mûché à Rouin, bien que celle-ci n’eut jamais été une sorcière. C’est pour cette raison que le Ministère de la magie passa une loi pour interdire aux sorciers d’utiliser des armes comme le mûcher, la bigotine mais aussi la midinette-automatique et autres tristolets crées par les moldus. » Elle était à peu près certaine que dans son livre d’histoire, jamais Bathilda Tourdesac n’avait écrit nulle part que le Ministère avait fait passer une telle loi bien que la dénommée Jeanne Barque – ça elle en était sûr – avait belle et bien existé. « De toute façon, pensa t-elle, cet A.S.P.I.C., il ne l’a pas eu non plus… » Elle tenta aussi de chasser cette pensée-là qui menaçait de lui faire couler les larmes et continua machinalement de traverser le parc en direction lac.

Elle avait passé l’année à chasser Harry de ses pensées. Il ne lui avait écrit qu’une seule fois l’an dernier, en Août, pour son anniversaire. Elle n’avait pas insisté pensant qu’à présent sa vie devait avoir changée, que l’affrontement avec Celui-Dont-On-Essaie-De-Nouveau-De-Prononcer-Le-Nom l’avait marqué au fer blanc et effacé toute envie de construire quelque chose pour l’instant. Bien entendu, elle aurait pu tout comprendre. Elle aurait pu tout accepter. Cependant, ce qui l’avait le plus blessé était le fait qu’elle était la seule avec qui il semblait avoir décidé de prendre des distances. Elle se mordit l’intérieur des joues à sang pour détourner ces pensées des questions qui revenaient en masse depuis le début du mois de juin. Mais le flot de pensées continuait inlassablement : peut-être que par un orgueil qui lui était tout propre, il ne voulait pas revenir sur sa décision. Si tel était le cas, elle avait plus d’un tour dans le sac de Fred et Georges et elle ferait n’importe quoi pour le faire changer d’avis… ou peut-être pensait-il qu’elle était avec quelqu’un d’autre et qu’il ne fallait plus espérer… ou peut-être même que c’était lui qui était avec quelqu… ses réflexions furent interrompues par un garçon qui s’était planté devant elle lui disant d’une voix assurée :
- J’aimerais passer plus de temps avec toi, maintenant que c’est fini…

Elle leva les yeux sur lui. Il était un peu plus grand qu’elle et ses cheveux noirs en bataille lui rappelait vaguement Harry. Sauf qu’il n’avait pas ce regard vert émeraude qui lui perçait le cœur à chacun de ses regards. Il avait les yeux sombres, un joli nez allongé, le teint assez mate et une barbe de trois jours que le professeur Slughorn essayait désespérément de lui faire raser depuis le début de l’année. Ginny lui sourit, compta jusqu’à trois à haute voix, lui sauta au cou et l’embrassa furieusement sur les lèvres :
- Moi aussi !!! Tu veux venir au Terrier quelques jours avant que tes parents ne rentrent de leur voyage ?

Le jeune homme parut transporté. Il souleva Ginny et la porta près de la rive du lac où ils mirent au point les plans de leurs vacances d’été.
- Comment s’est passé cette dernière épreuve pour toi ?
- Pas trop mal, fit-elle en passant sa main sur le menton dru de son compagnon, je regrette seulement que les épreuves pratiques ne concernent pas… comment c’est cette matière déjà… - Ah ! Oui ! La Façon Dont Un Homme Devrait se Présenter Auprès d’Une Femme, Si Tu Vois Ce Que Je Veux Dire, premier cycle.

Le garçon se mit à rire et Ginny l’accompagna joyeusement.
- Je me raserai quand on quittera Poudlard. Promis. Alors, il y aura qui chez toi ? continua t-il de questionner.
- Heu… je pense qu’il y aura mes frères… peut-être pas Fred et Georges… ils ouvrent une nouvelle filiale pour leurs farces et attrapes… et heu… je ne sais pas trop en fait…

Il y avait dans les yeux du jeune garçon un mélange de soulagement et d’incrédulité, mais à vrai dire, Ginny ne se sentait pas de lui poser des questions pour fouiller un peu plus et découvrir ce que signifiait cette ombre dans son regard.

oO§O§Oo


Le Poudlard Express arriva à la Gare de King’s Cross. En posant le pied à terre, Ginny savait que c’était la dernière fois qu’elle revenait de Poudlard après une belle et longue année de travail. C’était sa dernière année et il lui fallait à présent se confronter à la dure vie d’une sorcière adulte. Derrière elle, des grognements d’impatience provenant d’une grosse valise attirèrent son attention.
- Décidément, ça ne serait pas une mauvaise idée ce cours sur La Façon Dont Un Homme Devrait s’Occuper d’Une Femme, Si Tu Vois Ce Que Je Veux Dire, premier cycle… Et ma malle, Sutham… ? demanda-elle faussement exaspérée à l’attention du garçon qui descendait du train portant une immense valise qui semblait être la sienne.

Dans une incompréhension totale, il regarda derrière lui dans le couloir. Une malle attendait seule en face de la porte de sortie.
- Elle… bah… elle est dedans, Ginny – Ginny fronça les sourcils – Si tu la veux t’iras la chercher toi-même, ma belle, parce que je me suis déjà cassé le dos à te la monter, je te signale ! Et puis je te signale aussi que la dernière fois c’était se présenter auprès d’une femme, pas s’occuper !
- Oui ? Et dans laquelle de ces deux disciplines brilles-tu le plus, rond de citrouille ?

En rallant, il posa sa propre valise et alla chercher dans le wagon la malle de son amie qui l’attendait sur le quai d’un air taquin.
- Dix points, pour Sutham qui valeureusement combattit la goujaterie pour porter les affaires de sa copine !
- Ouais… un « merci » m’aurait suffit, tu sais.

Mr et Mrs Weasley les attendaient sur le quai. Mr Weasley alla aider Sutham à déposer à terre la malle qui menaçait de le faire tomber en arrière tandis que Mrs Weasley attira sa fille contre elle pour la serrer longuement dans ses bras. Elle se retourna vivement et fit de même avec le pauvre Sutham qui regarda autour de lui pour estimer le nombre de personnes qui avait été témoin de la scène où il avait été englouti par Mrs Weasley.
- Il faudrait tout de même raser cette barbichette, lui lança Mrs Weasley en le relâchant.
- Zaveréonmamweasleyjelefréoterrier…

Personne ne compris vraiment ce que Sutham venait de dire mais tout le monde s’accorda à penser qu’il finirait par se raser.

oO§O§Oo


[Suite prochainement...]


17 ans - DCD en février de sa 7ème année
La folie des grands coeurs
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Dernière édition par le Jeu 12 Jan 2006 - 16:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [exemple de fanfiction]   [exemple de fanfiction] EmptyJeu 12 Jan 2006 - 16:49

Au Terrier, ils furent accueillis par Bill, Hermione, Ron et Tonks qui arborait une magnifique chevelure violette. Fleur s’avança auprès des nouveaux arrivant en tenant dans ses bras un magnifique bébé aux cheveux blond comme les blés et aux yeux lazurites. On pouvait aisément savoir que l’enfant était un Weasley à cause des tâches de rousseurs qui parsemaient son visage.
- Ah ! comme tu as grandit Marcus Weasley ! s’écria Ginny en le prenant dans ses bras.
- Ne me le casse pas s’il te plaît, Ginny, je ne suis pas prête d’en refaire un autre vu le temps que cela prend de retrouver une taille de guêpe, lança Fleur de son ton le plus sérieux.
- Je vous présente Sutham Civodùl, dit Ginny en se retournant vers lui pour qu’il se présente. Sutham, voici Fleur mon a-do-ra-ble belle sœur, Bill, mon frère mais aussi le mari de la guêpe ci-devant, Tonks… et enfin, tu les connais, Ron et Hermione.

Ron et Hermione paraissaient catastrophés. Ils saluèrent de loin le dénommé Sutham qui avait bien du mal à se sentir à l’aise au milieu de toute cette foule qui commençait déjà à grouiller, à discuter et à prendre des nouvelles de leurs A.S.P.I.C. Mrs Weasley proposa à Ginny de montrer à Sutham sa chambre qui serait pour les jours à venir celle de Percy.


Pendant que Sutham s’installait, Ginny alla discuter avec Hermione et Ron. Ce dernier dont les oreilles étaient encore rouges et la jeune sorcière aux cheveux perpétuellement ébouriffés devaient s’être disputés.
- Qu’est-ce qu’il y a, encore ? Vous n’allez pas vous disputer le jour de mon arrivée quand même !
- On ne se dispute pas, répondit Hermione en jetant un bref regard à Ron, on discutait de… de… et alors ces A.S.P.I.C. ?
- Pas mal je crois, sauf l’histoire et la divination.
- Ca me rappelle quelqu’un, sourit Hermione.
- MOI AUSSI CA ME RAPPELLE QUELQU’UN QUE TU SEMBLES COMPLETEMENT AVOIR OUBLIE ! Cria alors Ron sans pourvoir se retenir plus longtemps.
- Hé, tête de sombral je te signale que je fais ce que je veux de ma vie !
- Dans les bras d’un Serpentard !
- Oui ! Et alors ? C’est un très chouette garçon ! Et de toute façon quand ça fait plus de six ans qu’on essaie de déclarer sa flamme à la femme de sa vie et qu’on y arrive pas, on ne donne pas de conseils aux autres !
- Heu… tenta Hermione, si je peux me permett…
- Je ne te donne pas de conseils là, je t’engueule ! lança Ron.
- Oui, je vois ça et tu crois que ça me fera changer d’avis !
- Harpie !
- Fiente de hibou !
- Heu… Ginny… risqua encore Hermione en s’interposant entre le frère et la sœur.
- Sans cœur ! coupa Ron.
- Sans cœur ? Moi ?

Elle ne savait pour quelle raison mais cette insulte la toucha au plus profond. Depuis longtemps elle avait fermé la porte de son cœur pensant que son occupant reviendrait. Mais lorsque Sutham s’était présenté, elle s’était laissée aller à croire à autre chose. Son cœur cependant ne fonctionnait plus. Il ne répondait qu’à des ordres très précis mais dénués de toute spontanéité : « Embrasse-le maintenant sinon il va se poser des questions », « Prends-le dans tes bras », « pardonne-lui, ce n’est pas de sa faute… » Avait-elle encore un cœur ? Oui. Evidemment, elle en avait un de cœur mais il était enterré sous une tonne de sagesse pour l’empêcher de trop lui réclamer Harry.

Ron s’aperçut de la torpeur soudaine de sa sœur. Il regarda Hermione d’un air fautif. Celle-ci mit sa main sur le bras de Ginny :
- Ca va Ginny ?
- Oui, oui, Hermione… Désolée, Ron, tu ne peux pas commander mon cœur. Moi-même je n’y arrive pas alors laisse-moi tranquille, s’il te plaît.

Elle les planta au milieu du jardin assombrit par la nuit tombée et retourna dans la chambre de Percy voir où en était Sutham. Non seulement il avait rangé ses affaires mais aussi celle de Ginny. Pour le remercier, elle l’embrassa tendrement.
- Qu’est-ce que tu as, toi ?
- Rien, pourquoi tu me demandes ça ?
- C’est la première fois que tu m’embrasses comme ça, fit-il étonné. Il la regarda d’un peu plus près et se rendit compte que ses yeux étaient bordés de larmes qui ne se décidaient pas à couler.
- Moi aussi, poursuivit-il, je suis triste en pensant qu’on ne retournera plus à Poudlard, mais c’est comme ça. Il faut grandir, hein.
- Oui. Il faut grandir, murmura t-elle.

[Suite prochainement...]


17 ans - DCD en février de sa 7ème année
La folie des grands coeurs
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Dernière édition par le Jeu 12 Jan 2006 - 16:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [exemple de fanfiction]   [exemple de fanfiction] EmptyJeu 12 Jan 2006 - 16:50

Le lendemain matin, quand Ginny et Sutham descendirent dans la petite cuisine, Remus Lupin était arrivé. Hermione leur sourit et leur proposa de s’installer à côté d’elle pour le petit déjeuner. Ron en bout de table finit très vite ses céréales et monta chercher « quelque chose. » Il ne revint qu’une heure plus tard. Lupin, quant à lui, avait bien repris quelque couleur depuis qu’il vivait pleinement sa relation avec Tonks, cependant son teint restait opalin. Souvent Tonks se jetait dans ses bras mais ses marques d’affection le mettait mal à l’aise. Quand il pensait que personne ne les regardait, il aventurait quelque fois ses lèvres près du cou de la Métamorphomage aux cheveux, ce matin, jaune tournesol. Mais il ne s’avisait jamais de l’embrasser en public.

oO§O§Oo


La journée passa. Au cours du déjeuner, Ginny surpris un drôle de regard entre Hermione et Ron lorsqu’ils étaient assis l’un à côté de l’autre. Elle ne connaissait pas ce genre de regard. Quel secret cachaient-ils ?

Ron était en train d’écrire une lettre assis à la table du jardin. Il appela Coquecigrue qui vint s’écraser quelques mètres plus loin dans la Moutiflore de Mrs Weasley. Ron le sauva des plantes qui avaient commencées à ouvrir leurs gueules.
- Coq, si tu pouvais arrêter un jour de me foutre la honte j’apprécierais. Beaucoup. Tiens. Maintenant apporte ça à Harry. Tu sais où il se trouve, alors vas-y vite et rapporte-moi la réponse d’ici demain pour prévenir maman.
- Tu écris à Harry ? demanda sèchement Ginny.
- Oui, lui jeta Ron en rabattant son regard un peu plus loin dans le jardin sur Sutham qui était en grande discussion avec Mrs Weasley au sujet des différentes possibilités d’extermination des gnomes de jardin. Au grand étonnement de Ron, Sutham semblait réellement intéressé.
- Tu lui dis quoi ?
- Ca ne te regarde pas.
- Tiens, tiens, nous y voilà.
- Je lui écris de venir dans la semaine.
- Pour quoi faire ?
- Depuis quand Harry doit-il avoir quelque chose à faire pour venir chez nous ?
- Je suis certaine que tu veux qu’il vienne, comme ça tous les deux vous vous moquerez bien de Sutham !
- Tout ne tourne pas autour de toi ! Je ne vois pas pourquoi je me moquerais de Sutham ! Ils sont rares les garçons qui séduisent la mère de leur copine en leur parlant de gnomes de jardin !
- Comment oses-tu ? Espèce de Gobelin des montagnes !
- Ne recommencez pas tous les deux. Ginny, je vais finir par être jalouse de toi si tu te disputes avec Ron plus souvent que moi. Tu ne me laisses pas beaucoup de créneaux libres pour mes propres disputes depuis que tu es arrivée !

Ginny éclata de rire. Il était assez rare que Hermione fasse de l’autodérision et en plus, tout cela pour préserver la fraternité Weasley. Son amie était devenue plus détendue que dans ses souvenirs, plus féminine aussi. Elle portait une robe légère et vaporeuse de couleur claire et des chaussures moldue à talons. Son teint était rose et un sourire presque imperceptible s’était logé au coin de ses lèvres depuis qu’elles s’étaient retrouvées la veille au soir.
- Tu es amoureuse Hermione ? Demanda soudain Ginny.
- Non, répondit-elle de tac au tac.

Ron grogna. Il était à présent caché derrière un nouveau magazine de Quidditch : Le Quidditch Canons Mag, très à la mode depuis que l’équipe des Canons de Chudley avaient miraculeusement remporté leur premier match depuis 1892 lors du championnat de cette année.
- Ah bon ? Alors pourquoi viens-tu de te transformer en purée de fraise soudainement ?
- Parce qu’il fait chaud.
- Qui c’est ?
- Je…
- C’est moi, coupa tout simplement Ron en posant son magazine.

Ginny se mit à rire de bonheur. Elle serra Hermione dans ses bras :
- C’est génial ! Qui est au courant ?
- Tout le monde, je crois, répondit timidement Hermione.
- Tout le monde ? Et moi ? Vous attendiez que les Trolls deviennent intelligents pour me mettre au courant ?
- J’ai essayé hier, ce matin aussi mais avec vos disputes…
- Ah ! Ok ! s’exclama Ginny qui venait de réaliser quelque chose, c’est pour ça que tu n’as pas dormi dans ma chambre cette nuit !

Ron tomba du banc, en se relevant, il jeta un regard rapide sur sa mère qui à présent s’était lancée avec Sutham dans la construction d’une machine à faucher des gnomes.
- CHUUUUUUUT !!! s’époumonèrent-ils tous les deux en même temps.
- Quoi ? s’étonna Ginny.
- Maman ne doit pas savoir ! Déjà qu’elle a fait une histoire pas possible à Fleur et Bill alors qu’ils sont mariés !
- Donc Hermione était sensée dormir dans ma chambre… mais ce matin, elle n’y était pas…
- Oui, je, j’étais… La jeune fille semblait avoir envie de se cacher derrière sa propre tignasse de cheveux tellement elle avait honte.
- Mais tu as dormi où finalement, il n’y a plus qu’un lit dans la chambre de Ron… la taquina Ginny qui venait de comprendre.

Ron se mit en colère :
- Ginny ! qu’est-ce que tu es lourde !

La jeune fille s’en alla en riant de plus belle. Elle comprenait mieux le regard étrange et nouveau qu’Hermione avait jeté à Ron cet après-midi. Alors c’était comme ça au Terrier à présent : tout le monde aimait quelqu’un.

Maintenant qu’elle savait que Harry viendrait, elle regrettait d’avoir proposé à Sutham d’être venu. Elle n’aurait pas beaucoup d’occasion de parler seule à seule avec Harry. De toute façon, comme elle le pensait désormais, si Harry se présentait au Terrier avec une petite fiancée sortie de son chapeau, elle n’aurait pas forcément envie de partager quoique ce soit avec lui. Même pas un sourire. Elle chassa encore difficilement ses pensées de sa tête et rejoignit Sutham et sa mère pour la construction de l’Exterminagnome de Sutham.

« Demain. J’y penserai demain selon qu’il vient ou pas au Terrier. Quand te reverrai-je ? Comment te reverrai-je ? Demain, j’ai dit ! Barrez-vous de là mes pensées ! »

oO§O§Oo


Lorsque Ginny se leva le lendemain, Hermione était dans son lit. Elle dormait encore. Elle sortit de la chambre sans faire de bruit et se glissa dans la salle de bain pour prendre sa toilette. La maison était étrangement calme. Elle descendit dans la cuisine et fut étonnée de se rendre compte que sa mère n’avait rien préparer à manger. Pourtant, même avant de partir travailler, elle laissait toujours le petit déjeuner prêt sur la table. Ginny regarda l’horloge de la maison, cette horloge magique qui indiquait où se trouvait chaque membre de la famille. Ginny fut étonnée de se rendre compte que sa mère était bel et bien à la maison, en train de dormir, ainsi que son père et toute la maisonnée. Elle tira les rideaux. Le ciel était à l’aurore. Elle s’était levée d’excitation. Pour quelle raison ? Elle le savait : la lettre d’Harry arriverait aujourd’hui.

Elle prépara le repas. Quand sa mère descendit, elle fut étonnée mais contente de n’avoir aucune autre tâche particulière à faire :
- Merci, ma chérie. C’est gentil ! La dernière fois que je n’ai pas eu à préparer le petit déjeuner, Charlie devait avoir deux ans…

Le soleil étendait peu à peu ses rayons à l’intérieur de la cuisine et au bout d’une heure tout le monde était levé.

oO§O§Oo



La journée était déjà bien entamée quand Coquecigrue apporta la lettre de Harry. Ron détacha le petit bout de parchemin de la patte de son hibou et la lut à Hermione et Ginny :

« Salut Ron,
J’aimerais beaucoup vous voir ce week-end mais j’ai vraiment une montagne de travail. Je ne pourrais venir que le week-end prochain si tout va bien. En général au début du mois de juillet, la vie devient plus calme ici… mais va savoir.
Par contre, vous pouvez toujours passer à Square Grimmaurd dans la semaine quand vous rentrerez à Londres (le soir de préférence).
De toute façon, je te tiens au courant pour le premier week-end de juillet.
Passe le bonjour à Hermione et embrasse ta famille et le petit Marcus pour moi.
A bientôt,
Harry »


Ron et Hermione étaient déçus mais ce n’était rien comparé à la rancœur que ressentie Ginny à ce moment-là. Cela aurait été une bonne opportunité de le voir. Elle n’avait pas eu à faire le premier pas pour qu’ils se revoient puisque Ron était à l’initiative de cette invitation. Elle craignait à présent que ce soit sa présence qui le retienne ainsi à Londres et non pas forcément le travail. Il ne voulait pas la croiser.
- Vous vous êtes souvent vu, non, depuis que vous avez terminé Pourdlard ? Demanda t-elle.
- Oui, on se voit assez régulièrement, répondit Hermione.
- Mais ça fait longtemps qu’on ne s’est pas tous réunit pour des vacances, grogna Ron, il exagère !
- Il a beaucoup de travail, Ron, c’est pas de sa faute. Par contre, ce qui est chiant c’est que lorsqu’il viendra moi, je reprendrai le travail.
- Tu lui as dit quoi dans ta lettre ? demanda Ginny.

Ron parut exaspéré par la question :
- Tu me l’as pas déjà demandé cinq fois depuis ce matin ?
- Oui et tu ne m’as pas répondu alors, dis-moi !
- D’accord, d’accord, d’accord. Pas de dispute. Je lui disais que tout le monde était au Terrier et que cela lui ferait du bien de venir passer le week-end ici…
- Tu lui as dit que Sutham était là ?

Ginny savait que ce n’était pas la question exacte qu’elle aurait voulu poser mais la réponse donnerait les mêmes indices. La vraie question était « Lui as-tu dis que j’étais là ? » mais ce mettre ainsi à découvert ne lui disait rien.
- Non, je n’ai pas énoncé Sutham, il ne serait pas venu sinon ! répondit Ron.
- Pourquoi il ne serait pas venu ? Il n’est pas aussi sectaire que toi j’espère.
- Je ne suis pas sectaire, je suis réaliste. Sutham et toi c’est n’importe quoi !
- Tu avoueras qu’il est sympa quand-même, ajouta Hermione pour défendre la jeune fille.
- Je m’en fous qu’il soit sympa, il est Serpentard. Tu as vu ce qui est arrivé à tous les Serpentard de notre année ? Ca n’est pas pour rien…
- Dans votre année il y avait peut-être que des tordus, dans la mienne ça allait. Je t’ai prévenu, Ron, laisse-moi tranquille à ce sujet-là.
- C’est vrai, tu devrais la laisser tranquille, c’est plus une gamine, conclut Hermione.
- Très bien puisque vous êtes toutes les deux de cet avis. Mais le jour où j’aurais raison, j’aimerais assez que vous me le disiez à haute voix et avec vos plus plates excuses… par écrit et signé. Je vous pardonnerez.

Donc le tout était à présent d’attendre que ces dix jours s’écoulent avant de voir Harry. « Dix jours c’est long, pensa Ginny, il va falloir que je m’occupe… »

Alors elle s’occupa. Elle se leva tous les matins aux aurores quand le sommeil ne la protégeait plus de ses rêves pour préparer le petit déjeuner, elle assista Sutham à la désintégration des gnomes de jardin, elle gardait Marcus quand Fleur et Bill allaient travailler à Gringotts ou sortaient le soir, elle classa les dossiers d’Hermione, joua au Quidditch avec Ron, prenant un malin plaisir à l’écraser au score, elle rangea, elle fit, défit pour refaire, elle fabriqua, effectua, réalisa, créa, produit, accomplit… Rien n’y faisait, le temps ne passait pas plus vite. Harry n’avait toujours pas confirmé sa venue. Il restait quatre jours avant que le week-end arrive. Elle décida de se rendre au 12, Square Grimmaurd sans rien dire aux autres. L’idée qu’elle le fasse fuir lui était insupportable et l’empêchait à présent de vivre une relation équilibrée avec Sutham. Depuis qu’ils étaient rentrés, ce dernier cherchait un poste de constructeur chez Faber Modus, le créateur d’objets pour sorciers à la mode. Il ne se rendait pas compte de l’accablement dans lequel Ginny se trouvait depuis une semaine.

Elle attendit que le dîner s’achève, que tout le monde aille dormir et que Sutham lui fasse son traditionnel petit baiser avant d’aller se coucher. Par chance, ce soir-là, Hermione avait décidé de se glisser dans la chambre de Ron. Donc personne ne s’aperçut de son absence quand elle transplana devant la porte du 12 Square Grimmaurd.

oO§O§Oo



Elle se trouvait devant la vieille porte à la peinture élimée. Depuis que Dumbledore avait succombé, le sortilège de Fidélitas ne tenait plus. Harry devait penser qu’il ne servait plus à rien d’user d’une telle protection maintenant que les temps étaient plus calmes car Ginny pu s’avancer près de la porte et tourner la poignée sans qu’un sort ne lui soit jeté. Elle entra dans le hall d’entrée. Harry avait recollé un nouveau papier peint plus clair, la peinture avait été rafraîchit… l’endroit était plus lumineux mais toujours aussi lugubre. Les candélabres en forme de serpent, le porte-parapluie en forme de jambe de troll, les portraits noircis par le temps, les tapis… rien n’avait bougé à part les murs et les tapisseries. Elle n’osait pas crier de peur que le portrait de la mère de Sirius ne se mette à crier.

Elle alla directement vers la salon. Les marches grinçaient toujours. Arrivée à la dernière marche, elle entendit derrière elle une voix :
- Ginny ? C’est toi ?

Son cœur explosa et éclaboussa tous ses souvenirs : sa voix stimula instantanément le moindre petit carré de peau de son corps... Elle se retourna vivement et vit Harry qui la regardait interloqué en bas de l’escalier. Son cœur et ses milles tambours battaient à toute vitesse. Une vague de chaleur envahit le creux de son ventre, déferlant sa puissance le long de son corps :
- Harry…


Chapitre 2 : Nos retrouvailles

[Suite prochainement...]


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