Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui

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Loevi Leroy
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Loevi Leroy

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MessageSujet: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptySam 19 Avr 2008 - 11:56

En ce lundi 7 avril 2008, la jeune Poufsouffle Loevi Leroy déprimait joyeusement dans son coin. Bien sûr, on n’aurait pas dit ça en la voyant. Elle arborait son sourire habituel et faisait autant de gaffes que les autres jours - oh peut-être juste un petit peu plus. En fait, seule une personne la connaissant bien - ou faisant très attention - aurait pu se rendre compte de quelque chose. Comme Mark, par exemple. Mais il valait mieux ne pas compter sur lui. Pour ça ou pour autre chose, n'est-ce pas ? L'Héritier BloodDust avait la mémoire courte.

Enfin, il fallait bien se dire qu'elle s'en fichait bien de la mémoire de son abruti de cousin. Qu'il se souvienne de ce qu'il voulait et qu'il l'oublie, elle, c'était mieux comme ça. Surtout un jour comme aujourd'hui. Oui, surtout aujourd'hui. *Mark...*

Assise à la grande table des Jaunes, devant une assiette à laquelle elle n'avait pas encore touché - et à laquelle elle n'avait pas l'intention de toucher. Loevi se prit le visage dans les mains. Ah, elle en avait plus rien à faire de paraître normale. De toute façon personne ne faisait attention à elle, alors c'était bon. Le repas était presque fini et elle allait bientôt se retrouver toute seule dans la Grande Salle. Elle n'avait pas envie de retourner en cours, à feindre que tout allait bien.

C'était tous les ans la même chose, mais c'était pire cette année. Avec tout ce qu'elle avait vécu ces derniers temps... Elle n'oubliait pas, non, elle ne pouvait pas. Mais cette année, tout semblait vouloir le lui rappeler. Pire encore, les choses s'arrangeaient pour tenter de répandre l'affreuse vérité autour d'elle. C'était une catastrophe. Elle s'était efforcée toutes ces années de garder le secret, qu'arriverait-il si quelqu'un venait à savoir ? Mark, surtout. Mark... Il ne devait jamais savoir. Jamais. Mais elle en était consciente : il finirait par l'apprendre. Peut-être... était-ce déjà fait.

Cette journée était loin d'être ordinaire. Et en cette triste journée, Loevi hésitait entre deux sentiments assez peu compatibles : culpabilité et abandon. Elle ne pouvait contre le premier, il la poursuivait depuis trop longtemps maintenant. Le second, en revanche, était très probablement de sa propre faute. A qui avait-elle donné sa date d'anniversaire, durant toutes ces années ? En fait, en dehors de Mark, Mélusine McEwan était sûrement la seule à être au courant. Et Loevi l'évitait avec attention ; elle ne voulait pas se rendre compte que la Gryffondor l'avait oublié - ou s'en fichait.

Les discussions dans la Grande Salle diminuaient d'intensité. La jeune fille écarta ses doigts et regarda ses camarades se rendre à leur premier cours de l'après-midi. L'élève modèle qui se cachait en elle - et qu'elle avait presque oublié ces derniers mois - lui ordonnait de les suivre. Mais Loevi savait qu'elle ne supporterait pas une seule minute enfermée dans une salle de classe, face à un professeur très peu compréhensif et au milieu d'adolescents qui ne se souciaient que du moyen d'égayer leur temps scolaire, que ce soit en bavardant au nez et à la barbe du professeur ou en prenant la tête des deux agents de la BRIME. Douce vie estudiantine.

Elle attendit d'être quasiment la dernière pour sortir à son tour, laissant son assiette intacte sur la table. Elle traversa le hall dans le sens inverse de ses camarades et se retrouva dans la petite cour, à frissonner. Brrr, il faisait encore frais, et elle n'avait pas pris sa cape. Bah, peu importait. Elle s'assit sur un murent en soupirant. En haut, par les fenêtres, elle apercevait vaguement les élèves qui s'installaient. Elle se fichait bien de savoir si on pouvait la voir, elle voulait juste être seule. Et que le temps passe vite. Elle s'adossa contre une colonne et ferma les yeux. *Ne pense à rien, Loevi. Ne réfléchis pas. Oublie tout.*



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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyMer 23 Avr 2008 - 13:56

Pffff ...

Ce fut le soupir gai du jeune homme en se levant le matin, ce fut l'onomatopée pendant les retrouvailles avec les Serpentard. Non pas qu'il ne soit pas à l'aise dans son job de Préfet et de Capitaine, mais par moments tout se met en travers et le jeune homme perd pied. Il est bien entouré ; Purdey, oui mais elle ne fait pas tout dans sa vie d'étudiant. Casey ? A l'évocation de ce prénom, le Préfet affiche une mine sombre et semble plus introverti qu'auparavant.
Pourquoi ? Merlin seul est à même de le savoir. Il n'y avait bien que Loevi qui le comprenait en ce bas-monde. La Poufsouffle, elle aussi Préfète. Mais bon, que lui confier ? Ils sont tels des étrangers et ne se croisent que pour leurs réunions préfectorales ou pour semer la BRIME. Les deux Inspecteurs aussi causants que le Calamar Géant du Lac Noir. Assis à sa table et dégustant sa sempiternelle collation, le sixième année eut comme un flash. Même sensation étrange d'il y a plusieurs années, mais il ne s'en rappelle pas.
Ca lui prend tout les jours et ce à la même date mais il ne comprend pas. Ou il préfère ne pas chercher à comprendre. C'est plus simple ainsi.
C'était plaisanteries grivoises à sa Table, et voilà qu'on lui tapait "amicalement" dans le dos ... Chose que le Préfet déteste par-dessus tout. Un regard noir à celui qui a manifesté trop d'emphase en lui faisant une accolade amicale.

Ce n'était pas le bon jour pour l'embouser.

Un regard chez les Bleus, Malika toujours aussi jolie. Partenaire d'un TP de Cuisine qui s'était plutôt bien déroulé. Jay, les Sortilèges, toujours en train de parler Mode avec ses copines ... Déplorable les filles franchement. Mélusine ? Ah tiens. Un regard torve vers celle avec qui il eut une histoire très brève ... d'une journée mais intense. Allez savoir pourquoi les contraires s'attirent, c'était l'exemple parfait. Depuis ils s'évitent ou au mieux se frittent. Il faut bien maintenir la rivalité Verts - Rouges.
La dernière Table, c'est celle des Poufsouffles, Table qui a pourtant l'air de respirer la "Joie" ou du moins tente. Mais une seule personne n'est pas à la noce : sa propre cousine Loevi. Un regard incrédule lancé par le jeune homme à son encontre, mais elle ne le remarque même pas. La tête cachée dans ses mains. Elle qui est pourtant d'ordinaire si joyeuse. Voilà la pointe au coeur qui le reprend subitement et du mal à respirer pour l'Héritier BloodDust qui boit d'un trait le jus de Citrouille restant.
L'heure des cours arrivait, et la perspective d'y aller ne l'enchantait pas plus que cela. Surtout si une Leroy ne s'y trouve pas. La Salle se vide, le jeune homme est dans la foule partie pour des heures interminables de cours ...

Pourquoi ne pas retourner dans ses précieuses draperies verdâtres tant qu'on y est ? Ce serait trop beau ...

Nouveau soupir quand il se fait interpeller par des camarades qui lui demandent expressément des les rejoindre. Chose qu'il hésite à faire mais qu'il ne fait pourtant point. Quelque chose le tracasse, regardant en arrière tentant de démasquer parmi une nuée d'élèves une tête connue d'entre toutes. Non pas Purdey pour une fois, mais Loevi. Cette dernière n'apparaît point.
Moue suspecte du sixième année, qui commence à se sentir de plus en plus mal. Les cours se feront sans lui aujourd'hui. Mais même quand il veut l'oublier, elle est toujours présente, se rappelant ainsi à son bon Souvenir. Soupir excédé de Mister Resnald, qui lève les bras au ciel de Colère et les fait retomber le long de son corps, totalement impuissant ...
Le voilà qui ne peut rien faire, le Serpentard, la qualité qui fait de lui un être de cette Maison, serait la Cruauté, l'Indifférence même.

Mais là, c'est comme s'il est amené à faire le contraire.

Le voilà dans la cour, face à ses doutes, face à la vision dont il voulait faire l'impasse depuis six années maintenant. La salive qui n'arrive pas à se frayer un chemin dans la gorge sèche. Pourquoi en vient-il à être ainsi ? Tremblant, les mains brûlantes sous les gants, comme si les tatouages se réveillaient ? Une grimace de douleur vint se loger sur le visage d'habitude inexpressif du Préfet.
Loevi Leroy. Le cerveau n'arrivait plus à penser, seules les jambes étaient amenées à se mouvoir ... Mains dans les poches, car cachées à la vue de la Poufsouffle, elle devinerait ce qui le tourmenterait rien qu'en scrutant le regard doré. Depuis toute petite, c'était une pro à ce Jeu là.
Et le voilà, planté comme un piquet de tente, devant elle. La sixième année des Jaunes et Noir assise sur un muret. Déprimant tableau ...


- T'es pas en cours Leroy ?
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyDim 11 Mai 2008 - 15:51

*Ah !*

La voix trop familière l’arracha aussi brusquement à ses pensées qu’un coup de canon tiré juste à côté d’elle. Elle rouvrit les yeux et se trouva, comme prévu, face à face avec nul autre que Mark Resnald, son cousin, lui-même et en personne. Elle ne put s’empêcher de sursauter – geste qu’elle ne chercha même pas à retenir – et détourna aussitôt la tête avec l’air le plus maussade qu’elle pouvait avoir. Mark, ici et maintenant, c’était comme une malédiction qui s’abattrait sur elle. C’était pire que ça. C’était une véritable catastrophe.

-Je peux savoir ce que tu fiches ici, toi ? lâcha-t-elle d’un ton acerbe. Il me semble que toi aussi tu as cours non ? Ça serait dommage que tu rates ton année à cause de moi.

Elle n’avait pas envie de se montrer gentille, en tout cas sûrement pas avec lui. En fait, pour être tout fait honnête, lui, aujourd’hui, elle avait vraiment envie de le pourrir. Si elle avait pu, elle aurait tout fait pour le voir se décomposer ; mais elle n’était pas assez Serpentarde dans l’esprit pour arriver à rendre un vrai Serpentard complètement dépassé. Il était tellement plus doué qu’elle qu’il parviendrait sans peine à retourner ses efforts contre elle et, pourquoi pas, à carrément briser son moral non pas pour la semaine, mais pour les mois à venir.

Pas pour ça qu’elle allait se montrer agréable pour autant. Fallait pas pousser le phénix dans le lac.

Elle lui jeta un bref regard noir et se leva, prête à s’en aller ; il n’avait pas l’air de vouloir partir, lui. Et elle sentait qu’elle ne pourrait pas supporter longtemps sa présence. Elle allait craquer. Ce qui revenait à dire qu’elle allait l’insulter, peut-être ; ou bien elle allait finir par pleurer, et ça, elle ne voulait pas que ça arrive. Surtout devant lui.

Quelque part, pourtant, elle espérait qu’il la retienne. N’y avait-il pas quelques mots qu’il pourrait avoir à lui dire ? Aujourd’hui particulièrement ? Allait-il se souvenir de la particularité de cette journée ? Autrefois, il serait carrément venu la réveiller lui-même rien que pour être le premier à le lui dire.

# Joyeux anniversaire #

Mais depuis qu’ils étaient entrés à Poudlard, c’était comme s’il avait oublié ça aussi. Elle avait attendu, chaque année, un geste de sa part en ce jour spécial, mais rien, jamais. Il avait continué à l’ignorer même le jour de son anniversaire ; peut-être même l’avait-il évitée exprès ce jour-là. Pourquoi aujourd’hui serait différent ? Pourquoi s’en souviendrait-il aujourd’hui, et serait-il venu le lui souhaiter ? Ça n’avait aucun sens et Loevi le savait très bien. Elle ne pouvait pas passer sa vie à rêver après lui.

Elle allait partir, parce que c’était la seule chose qu’elle pouvait faire, même si ça signifiait passer pour une fuyarde à peine assez courageuse pour affronter son espèce de fiente en boîte de cousin et frère de cœur… mais son corps refusait de s’en aller. Alors elle restait là, immobile, souhaitant être à mille lieues mais incapable de s’éloigner d’un pouce. Rageant.

Profond soupir. Puisqu’elle était là, et qu’elle ne pouvait pas se contraindre à bouger, pouvait-elle… Non, elle ne pouvait rien faire, mais elle n’allait pas rester là comme une idiote à attendre que le temps veuille bien passer.

-Je peux savoir ce que tu me veux ? demanda-t-elle avec agressivité. Tu n’es quand même pas venu là juste pour le bon plaisir de voir ma tête, ou peut-être pour essayer de l’empirer un peu, je sais comme tu aimes ça. Tu aimerais peut-être me pousser à pleurer, c’est ça ? Vas-y, ne te gêne pas, fais-toi plaisir.

Elle ne savait pas trop ce qui l’avait poussé à dire tout ça – la mauvaise humeur, peut-être – mais c’était dit. Et en fait elle ne le regrettait pas : qui oserait dire qu’elle avait tort ? La pousser à bout semblait être devenu le seul passe-temps comestible de ce Serpentard un peu trop venimeux. Et ça, tout le monde le savait parfaitement.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyLun 12 Mai 2008 - 13:17

Jour important que celui-ci non ?

Il ne l'a pas oublié. Il ne l'a pas mis ou rangé dans un tiroir poussiéreux de sa mémoire. Non, il se rappelle des précédents, toujours heureux d'apporter les cadeaux et de lui souhaiter à elle, un Joyeux Anniversaire. Mais là, ça va faire sept années qu'il l'ignore convenablement et ce jour-ci, il fait toujours en sorte de l'ignorer. C'est mieux de fuir ...
Mais là, il n'a pas cette Chance, il y est confronté. A croire que c'était écrit et il n'y peut rien, c'est comme ça. Pourtant Mark Resnald n'est aucunement fataliste, mais il aime à avoir le contrôle sur tout et là ... c'est indubitablement raté. Et il n'y a rien qui puisse l'énerver autant que cela, de perdre pied bêtement devant sa Cousine Préfète. Le Serpentard, perdu durant quelques secondes dans ses pensées, ne dit rien. Ne pense rien, reste aussi immobile qu'une statue.
C'est juste les souvenirs de l'enfance heureuse qui reviennent le hanter. A croire qu'il veut de cette époque jugée révolue, mais dont il en refuse la moindre pensée. Contradictoire ? Certes. Loevi le tire de sa rêverie enfantine, en lui parlant ....

Enervée ? Le ton est tranchant, acerbe même violent. Mais là encore, il se tait. Inspirant un grand coup avant que le couperet glacé ne tombe sur le fin cou de la Jaune et Noir ...

Elle a l'air d'inverser les rôles semble-t'il. Lui, c'est la manipulation ,l'énervement infondé, pourrir les autres en définitive. Et là, ça se retourne contre lui. A croire que la roue tourne mais il ne peut l'accepter. Le Capitaine lui octroie un sourire qui ressemble à une grimace. Oui, un semblant de sourire ... Ce qu'il fiche ici ? La voilà la question qu'il se refuse à étudier, prostré comme un pauvre Scroutt devant elle. Pourquoi il est là ?
Il ne le sait pas lui-même.


- Hm. De toute manière ton année est déjà perdue Leroy. A traîner un peu plus, un peu moins. T'en as rien à carrer. Bel exemple pour tes confrères Pouffys, en même temps ils ne brillent pas par leur études ... leurs notes et j'en passe. Lui rétorqua le jeune homme avec une pointe d'Ironie et un fort soupçon de méchanceté. Charmant dosage semble-t-il ...

Bon. L'un dans l'autre, tout les deux ne parvenaient pas à bouger. Certains élèves les toisaient d'un regard assez interrogateur. En même temps cela était fort compréhensible, mais Mark Resnald s'en fichait éperdument, il avait d'autres Blaireaux à fouetter : Loevi Leroy pour simple exemple. Est-ce que la perspective de la revoir, le remplissait de Joie ? En même temps, cela était du domaine du déraisonné, quand il était avec elle, il était vraiment désarçonné. Elle ne le connaît que trop bien.
Soupir glacé du jeune homme tout en regardant sa Cousine, qui venait de lui jeter un regard noir, comme elle sait si bien les faire. Les deux topazes du Préfet se brunirent de plus en plus, démontrant cette Ire qu'elle parvient à lui inculquer rien qu'en lui causant avec agressivité.
Les pupilles dorées n'étaient plus aussi brillantes que précédemment, toutes deux étaient remplacées par un regard torve et assombri ...

Le Serpent consentit à répondre à l'attaque de sa chère et tendre "soeur de coeur" par une pique dont lui seul possède le secret. Savoir taper là où ça fait atrocement mal ...

Mark bougeât les quelque mèches auburn soulevées par la lègère brise du moment, et toisa sans discontinuer la Poufsouffle, tentant d'y sonder son âme. Il savait exactement quel jour il était. D'où peut-être la Colère dont elle faisait preuve à son égard ?
Mais personne ne sait qu'il garde toujours les cadeaux précieusement durant ces sept années, où jamais il ne put les lui offrir. Tous dans leurs emballages .... Mais ça personne ne le sait, et ce sera la dernière chose qu'ils parviendront à ébruiter de leur vivant ...


- Empirer ta tête ? Non, ça c'est déjà fait. Te tourmenter là oui, puis j'excelle là dedans, ne penses tu pas ? Non, je sais que pleurer devant ma personne, tu ne le peux. Par fièreté peut-être, mais pour ma part c'est grisant de le voir. Et de savoir que je suis le destinataire de ces larmes que tu veux me cacher. Sourire mesquin du Préfet avant de reprendre d'un ton atone, monocorde ... Je passais par là tout simplement ..

Hum. Y'avait mieux comme engueulades ...

* J'avais envie de te voir ? Tu me manques malgré tout ... *

Non pire. A la sauce Resnald ça vaut mieux.

- .... et j'ai eu pitié. Grand sourire bien agaçant, dévoilant la dentition parfaite, alors que le regard parviendra à le trahir.

Mais il avait gagné, du moins pour l'instant ...
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptySam 31 Mai 2008 - 12:05

Evidemment, il tombait dans le sarcasme ; à quoi pouvait-elle s’attendre d’autre de sa part ? Il ne raterait jamais une occasion de l'humilier, jamais, même si personne n'était là pour l'entendre. Il était clair, après un an de ce traitement, qu'il considérait ça comme un véritable sport, peut-être bien plus jouissif que tous les autres jeux d'esprit et de manigances de ses comparses Vert et Argent. Il adorait lui faire du mal ; c'était son petit bonheur personnel, son bon moment de la journée. Il s'endormait sûrement un sourire aux lèvres, ces soirs-là.

La rage l'emportait comme toujours chez elle. Chaque fois qu'il la rabaissait, il lui donnait une furieuse envie de le détruire autant qu'il lui serait possible – c'était stupide, elle le savait : qui était-elle pour espérer parvenir à blesser quelqu'un comme lui ? Il avait toujours l'air si insensible à ce qu'elle lui disait, rebondissant sans arrêt sur ses piques pour lui appuyer un peu plus sur la tête. Elle n'avait aucune emprise sur lui, alors que lui avait le pouvoir de la briser en quelques mots. C'était terriblement injuste. Et douloureux. Il lui prouvait chaque fois un peu plus à quel point il s'était détaché de leurs souvenirs communs. Il lui rappelait aussi à quel point elle, elle était désespérée.

-Bein voyons, répliqua-t-elle malgré tout avec hargne – il osait s'en prendre à sa chère Maison, maintenant. Tu es plus attentif que moi, sans aucun doute, môssieur je lance des bouts de papier dans la salle en plein examen. Tu as toujours été si intelligent, c'est évident, je ne fais pas le poids à côté de toi. Tu n'as jamais séché non plus, ce n'est pas du tout ton genre. Et les Verts sont tellement plus...

Elle se tut, prit un air mauvais, comme si elle allait lui cracher au visage.

-Laisse les Poufsouffle en dehors de ça, tu veux ? cingla-t-elle, toute trace d'ironie envolée. Ils sont beaucoup mieux que tu ne le seras jamais.

Elle le haïssait. Oh oui elle le haïssait. Du moins elle tentait de s'en convaincre. Les mimiques qui se suivaient sans se ressembler sur son visage trop familier l'obligeaient à douter de ce qu'il pensait, de ce qu'il comptait faire. Elle avait beau l'avoir si bien connu autrefois, aujourd'hui tout avait changé ; elle n'était plus capable de l'atteindre. Sourires, haussements de sourcils, soupirs... tout cela lui était comme une énigme insoluble – et Merlin qu'elle détestait ça. Pourquoi cette distance ? Comment en étaient-ils arrivés à si mal se connaître – s'entendre ?

Lui la connaissait toujours aussi bien, mieux peut-être, si l'on en croyait la facilité avec laquelle il pouvait briser ses défenses. Ou peut-être simplement était-elle trop faible pour lui résister, lui tendant des perches qu'elle se serait gardée de lui donner à l'époque. Etait-ce réellement de sa faute si l'influence qu'il conservait sur elle prenait une telle ampleur ? Elle n'était rien face à lui. Rien d'autre qu'une pauvre petite souris stupide devant un grand serpent bien plus malin qu'elle. Et elle ne pouvait pas le supporter. Non, elle ne pouvait pas supporter son mépris affiché.

-Pitié ? Voilà qui est charmant, flatteur même. C'est très agréable à entendre, si tu veux mon avis. Ça fait plaisir de voir qu'on est apprécié à sa juste valeur, si si. Je devrais te retourner la pareille, un jour, mais je ne trouve pas encore les mots pour t'exprimer ce que je ressens quand je te vois – c'est tellement puissant, tu vois ? Tellement écœurant.

Elle voulait dire beaucoup de choses, elle voulait le noyer sous les injures mais, face à lui, les mots qui lui venaient si facilement dans le secret de son baldaquin, la nuit, quand elle ne dormait pas, énervée par une dispute avec son cousin, face à lui les mots se perdaient dans un maelström dont elle ne parvenait pas à tirer la moindre phrase correcte. Elle n'arrivait pas à lui transmettre la force de sa colère, de sa haine. Elle n'y arriverait jamais. Le haïssait-elle réellement ? La question revenait parfois, insidieuse, et elle perdait alors tous ses moyens. Si elle ne le haïssait pas, alors... que devenait-elle ?

-Oh ne t'en fais pas, je ne vais pas pleurer tout de suite, reprit-elle, toujours aussi mauvaise. Je sais à quel point tu aimes t'amuser à ça, je ne vais pas te gâcher ton plaisir, quand même. Ça serait dommage, tu ne crois pas ?

Il était hors de question qu'elle dise à haute voix tout ce qu'elle ressentait. Si elle pouvait l'atteindre, rien qu'une fois, alors ce serait suffisant ; mais il était exclus qu'elle dévoile ses vraies pensées à cet énergumène qui trouverait le moyen de les utiliser contre elle ensuite. Il était évident qu'il ne laisserait pas passer une telle chance.

Elle avait envie de pleurer. Mais elle ne le lui montrerait pas. Elle avait envie de le frapper. Mais elle ne l'approcherait pas. Même si elle se savait incapable de s'éloigner de lui. Ses sourires... elle les lui ferait ravaler un jour. Foi de Leroy.
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Adnae Lunn
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptySam 31 Mai 2008 - 18:29

Adnae vient de sortir de son cours de potions. Rendue insupportable par des élèves qui le taquinaient sans cesse durant ce cours, il a prétexté une envie pressante pour échapper à cette atmosphère oppressante et décompresser un peu dehors. Le voilà donc hors de la salle de cours, avec un peu de temps devant lui. Pourvu que personne ne lui tombe dessus, il risquerait de faire perdre des points à sa maison.

C'est pendant sa petite promenade qu'il repère deux personnes elles aussi hors des cours : une de ses préfètes et probablement le pire de ses ennemis ici-bas.

Sa préfète semble agitée, lui semble prendre un malin plaisir à lui infliger cela. Le poufsouffle décide alors de s'approcher de lui, le coeur battant la chamade. Il ne devrait pas faire cela, mais l'envie est plus forte.

C'est alors qu'il entend Mark dire des choses horrible à Loevi, alors que pourtant c'est le jour de son anniversaire. C'est peut-être la façon à Mark de la lui souhaiter, mais Adnae trouve cela inacceptable. Les coups sont des choses dont on peut se protéger, mais les mots sont certainement les armes les plus mortelles au monde. Aussi court-il vers le petit groupe et se met entre Mark et Loevi.


"Laisse-la tranquille, s-sale serpent !" crie-t-il au serpentard, le regard meurtrier
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyMar 3 Juin 2008 - 13:59

Je le sais bien cela. Je n'aurais pas dû me lever. J'aurais dû rester terré dans ma tanière au lieu de me trouver là, bêtement devant feu ma cousine.

Mais le Coeur l'emporte sur la Raison semble-t-il et j'ai suivi tel un Troll, la petite flamme de mes souvenirs. Ceux qui me répètent inlassablement que j'étais si bien avec elle quand nous étions pas plus haut que trois gnomes. Je me mens, elle me manque cette époque. Mais je dois afficher le regard du Serpentard, la fourberie et le sarcasme doivent s'échapper de mes fines lèvres mates qui autrefois s'attardaient sur un sourire quand je la voyais.
Je dois coller à ma sale réputation de vil Serpent. Ce que je suis en Réalité. Elle me distrait par ses tentatives vaines de me ressembler. Elle n'est qu'une pâle copie de ma personne, elle se veut confiante, elle est assaillie par les doutes. Elle se veut mesquine, elle n'est que doucereuse. Elle veut m'attaquer, elle ne me tend que des perches, si faciles à empoigner que ça m'épuise un combat où je gagne à tout les coups. C'est un Jeu où c'est moi qui pose les cartes et où ça en devient moi qui tire les bonnes combinaisons. A savoir la mettre en rogne, la détruire, la faire pleurer ... C'est mon petit plaisir auquel je ne loupe jamais une occasion de m'y adonner.
Je le fais avec un plaisir mesquin, mais ça l'est contre mon gré. C'est bien ça le problème. Auparavant je la considérais comme ma soeur, là je la retrouve comme une victime où je plante mes crochets remplis de mon funeste venin. Et gna gna gna, ça me saoûle , je ne vais pas tarder à asséner le coup de grâce sur le cou fragile de ma "collègue" Préfète d'ailleurs ... Elle m'agace, et quand c'est le cas je riposte.

Ma baguette ? Elle est nulle au lancer de Sortilèges, je gagnerais encore. Facilement, trop facilement. Mais les mots ça reste, c'est vénimeux, ça s'insuffle par chaque membrane du corps jusqu'à s'en rendre malade. Et j'aime la poursuivre avec mes mesquineries ... C'est plaisant.

Le fait qu'elle ramène sur le plateau, les examens de l'époque dernière me fait rire aux éclats. Je m'étais bien amusé moi, c'est une évidence à saloper ses BUSE's. M'avait bien fait marrer ce moment là. D'ailleurs je ris encore aux éclats. Ca fait du bien, mais c'est un rire rempli de méchanceté et un peu de nostalgie aussi. Mon rire se perd dans mes réflexions, je me tais. Elle doit bien voir, elle qui me connaît si bien, qu'à chaque tourments j'ai le regard doré qui flanche. Ouais c'est ma petite faiblesse, celle du grand roc Mark Resnald.
Je me contiens, je la regarde fixement, et je me rappelle de son sourire clair et joyeux quand nous nous amusions dans le jardin de la demeure des BloodDust. Et je me rappelle aussi l'Enfer que je lui fais vivre depuis six années maintenant. Son si charmant rire a disparu, je n'ai droit qu'à un pâle reflet de ma personne. Ca me tue, ça la tue.
Ca nous tue.


- Evite les ignominies, les railleries et tout ça. C'est copyright Serpentard, ça te va pas Loevi. Ca te va pas. Lui lançais-je avec un hochement de tête qui voulait tout dire et un regard appuyé dont moi seul ait le brevet.

Les Poufsouffles mieux que moi ? Là encore, pardon mais je m'esclaffe dans les grandes largeurs. A part James O'Brian mon concurrent direct au Quidditch, même poste que moi rappelons le, je ne vois aucun Pouffy qui mérite la Palme d'or du mérite. Peut-être Sutham, mais niveaux Trolleries c'est un must en la matière. Alors moi j'acquiesce attendant sagement attendant que la litanie de la Préfète se termine. C'est pas trop tôt, je commençais à roupiller sur pieds. Ouais j'ai pitié d'être là, de me faire rabrouer parce que j'étale des Vérités sur son compte. C'est sûr sortir l'exacte Vérité ça fait mal. Enfin, exact je le laisse croire. Je soupire fortement pour y couper court cette fois-ci mais la Blaireaute continue sur sa lancée. C'est frustrant une cousine qui parle autant, alors que moi je suis monosyllabique et que je fais abstraction des trop longues phrases.
Ce qu'elle me sort ça me ricoche dessus, comme ma longue cape en temps de pluie. Je suis imperméabilisé face à ses tentatives désuètes d'injures, de moqueries. C'est moi le Roi en la matière. Et elle le Bouffon de son Roi. Hu hu hu, je me marre de mes trolleries. Je peux être vraiment con parfois.


- J'ai eu pitié oui. Tu sais comme un jour important où tout le monde se désiste à la dernière seconde, un Anniversaire raté en somme. J'attaque perfidement, je sais que ça va faire mal. Mais je ne m'en prive pas. Puis j'en deviens presque extatique par ailleurs. Tu ne penses pas Loevi ? Finis-je mesquin et sarcastique en appuyant mes prunelles dorées sur les siennes couleur noisette.

Pas pleurer devant moi ? Oh remboursé ! Là, je grimace de déception. C'est nul, je pensais. Je dois être rouillé à ce Jeu finalement. Bah elle pleurera de suite après que l'on se sera quittés. Question de secondes, de minutes ou encore d'heures. Le Temps que durera notre "altercation familiale". Moi, je penche pour plusieurs heures, j'ai rien à faire de toute manière. Et embêter Leroy, ça, c'est great pour moi.


- Je sais comment tu fonctionnes. Tu iras pleurer seul dans ton Dortoir Poufsoufflien, pour ne pas que je te vois. Mais ça ne t'empêchera pas de le faire ... De toute les manières, tu en as envie mais tu ne veux pas. Je testerais ta résistance. J'agrémente mes palabres d'un immense sourire carnassier, mais ...

Mais ? Je suis vite interrompu par un petit môme d'un mètre vingt qui s'interpose entre Loevi et moi ? Au vu du Blason c'est un Poufsouffle, c'est solidaire ces choses là. C'est sûr les Blaireaux ça se déplace en groupe pour "attaquer" les Serpents. Bon exit le mioche, moi j'ai à embêter sa Préfète.


- Demi-portion et encore je suis sympa, t'as pas autre chose à faire que de venir t'interposer entre deux grandes personnes qui discutent posément ? Allez petit, ouste. Sinon je te fais déguerpir et ce sera pas réjouissant pour toi. Si le môme commence en babillages incessants, il a déjà commencé en "sauvant" Loevi, je le vire sans ménagements. Je le toise le petit Chevalier venant secourir sa Dame aux prises avec le méchant Dragon.

Ca me fait encore rire. Décidément aujourd'hui, j'aurais eu mon quota d'abdos pour la semaine à venir.


- Lunn ? Tu trembles d'Effroi ? Alors ? Tu nous laisses entre cousins ? Ou je me ferais un plaisir de martyriser deux Poufsouffles.

Merlin, que je suis chanceux aujourd'hui. Ca en devient presque rageant.
Et inconvenant.
Et chiant. Parce que je suis fatigué de prêcher le contraire de ce que je dis.
Et éreintant. Et malhonnête.
Oh et tiens, si je lui souhaitais son Anniversaire à la Cousine ? Non, ça m'écorche les lèvres rien que de le lui dire. J'aurais encore droit à des boutades verbales ...
Je la connais, elle peut être énervante quand elle veut. Et le gniard pas encore déguerpi ventre à terre dans son Dortoir ?

Pfeuh, je l'ai dit, j'aurais mieux fait de pas arriver ici.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyLun 9 Juin 2008 - 21:01

Il ne tombait pas seulement dans le sarcasme, non. ça n'aurait pas été suffisant. Il plongeait avec délectation dans la méchanceté gratuite, histoire de bien lui démontrer sa supériorité sur elle. D'ailleurs, il le disait lui-même : l'ironie et toute la panoplie, ça n'était pas fait pour elle ; elle ne les maniait pas avec autant d'aisance que son cousin. Dire qu'elle ne pouvait rien répliquer à ça... La rage la consumait tout entière – maintenant, elle avait plus que jamais envie de le frapper, fort, très fort. Lui faire ravaler son sourire suffisant et toutes ses belles phrases. "J'aurais dû finir à Serpentard alors, j'aurais peut-être appris à être aussi vil que toi" aurait-elle voulu répondre ; mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.

La suite fut pire encore. Si ses paroles hautement désagréables l'avaient laissée sans voix, ce n'était rien comparé à ce qui venait ensuite. Il n'avait pas oublié. Pire encore, il appuyait un bon coup sur la plaie suintante. Sans remords, juste une jubilation indécente et ô combien terrible. Elle avait mal oui, elle avait très mal. Plus qu'elle ne l'aurait jamais cru possible. En quelques mots, il était en train de la briser plus sûrement qu'il ne l'avait fait ces dernières années, ou ces derniers mois. Incapable d'articuler la moindre parole, ou même d'émettre le moindre son, elle ne put qu'écouter en silence, tremblant de rage et de douleur. Ça faisait mal. Et pourtant elle s'était attendue à tout de sa part. Presque.

Il n'avait pas oublié son anniversaire ; il n'était pas non plus venu le lui souhaiter. La peur lui vrilla soudain le ventre, alors qu'une question venait soudain se poser à elle : que savait-il d'autre ? Que savait-il de cette journée ? Que savait-il de ce terrible anniversaire – pas seulement celui de sa naissance, dix-sept ans plus tôt... Venait-il lui jeter ses propres remords, sa propre culpabilité à la figure ? N'était-il là que pour lui rappeler à quel point elle était un monstre inhumain ?

Les sarcasmes qui suivirent glissèrent sur elle comme une pluie glacée sans rencontrer la moindre accroche. La jeune fille était pétrifiée ; autant pas la haine avouée de son cousin que par l'angoisse qui lui retournait les entrailles. S'il savait, alors c'était la fin. Il pouvait la mépriser, l'humilier autant qu'il le voulait, mais il ne devait jamais savoir, apprendre l'horrible vérité, sans quoi... Sans quoi quoi ? Qu'est-ce qui changerait ? Cela pouvait-il être pire ? Oui, cela pouvait. La haine ne la dérangeait pas ; pas tant qu'elle ne verrait pas le dégoût, la crainte, ou autre chose dans le regard qu'il poserait sur elle. Tout sauf ça ; et pourtant elle le méritait.

Pourquoi continuait-elle à vivre ?

Mark s'interrompit soudain, coupé dans son élan par un bégaiement relatif auquel il répondit par une nouvelle flopée de méchancetés bien senties. Il sait frapper là où ça fait mal ; c'est un don, chez lui. Sa malédiction à elle. Malgré son abattement, elle sentit la colère monter ; elle avait reconnu Adnae Lunn, un pauvre première année de Poufsouffle qui n'avait rien demandé à personne – à part vouloir que Mark abandonne sa proie favorite, grave erreur.

-La ferme, Mark ! cria-t-elle, jetant aux Botrucs toute considération visant à démontrer à son cousin quelle influence il n'avait pas sur elle. C'est la dernière fois que tu t'en prends à un élève de ma Maison, tu m'entends ?! La dernière fois ! Et toi, Lunn, tu ferais mieux de partir d'ici...

Sa voix suraiguë, presque brisée, n'aidait en rien à asseoir son autorité – c'était tout l'inverse, et elle le savait. Mark se délecterait de cette marque de faiblesse comme d'un début de victoire. Mais elle ne pouvait pas laisser faire, elle n'en avait pas le droit. Elle se fichait totalement de ce que Mark pouvait bien lui faire ; elle n'accepterait pas qu'il s'en prenne à d'autres comme à elle. D'autant que le garçon ne semblait pas à même de supporter les critiques juteuses du Serpentard.

Autre chose la poussait à éloigner Adnae. A tout prix. Si un étranger venait à entendre la vérité... Cela non plus ne devait jamais arriver. Que lui arriverait-il, si cela se savait ? Que deviendrait-elle ? Une paria, sans aucun doute possible. Méritait-elle autre chose ? Méritait-elle de cacher ce secret et de profiter de l'ignorance des gens ? En avait-elle seulement le droit ?

Elle avait vécu des anniversaires insupportables, depuis six ans. Mais aucun n'était comparable à celui-ci Et elle sentait – pressentait – que c'était loin d'être fini.
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyMer 11 Juin 2008 - 23:03

Comme il s'en doutait, cet infâme personnage l'attaque. Par des mots néanmoins, les mots ça Adnae sait y faire. Sa bouche a toujours été plus rapide que son cerveau, la preuve en a été quelques secondes à peine, pour la première fois de sa vie il arrête de courir et se retourne pour affronter son adversaire, tel le combat de David contre Goliath. Après tout, Mark Resnald est beaucoup plus grand que lui, il a l'impression d'être un gnome.

Il s'apprête à répondre à Mark quand sa préfète répond en criant au vert puis lui adresse personnellement la parole. Elle lui conseille de partir. Adnae le ferait volontiers, mais il doit tout d'abord se libérer de toute cette pression accumulée depuis son enfance.

Ce n'est pas un comportement très jaune qu'il a, d'avoir le courage d'affronter un de ses ennemis les plus dangereux au sein du château, mais ce dernier l'aura bien cherché, dût le poufsouffle être expédie à l'infirmerie par la suite. Mais peut-être que les sorts qu'il connait pourront le protéger d'une éventuelle agression physique ou magique du sieur Resnald.

Il sent la rage monter en lui de plus en plus fortement, mais il doit se controler. Cela ferait tellement plaisir à son ennemi si il perd le contrôle de soi, bien que cela soit déjà en partie fait. Autant continuer sur cette lancée calmement, cela lui fera un bien fou.

Le calme peut être une arme déstabilisante pour un adversaire. Rester zen, comme qui dirait, même face à l'adversité. Ne pas trembler, parler d'un ton calme, teinté d'une touche de tristesse pour faire lui faire croire qu'on a pitié de lui, ce qui dans ce cas n'est pas faux. Pauvre Mark, peut-être était-il un homme bon auparavant. La maison Serpentard lui a probablement consumé l'esprit, ne laissant de lui que cette chose qui émet des sons mais qui est incapable de faire quoi que ce soit d'autre. Il n'est probablement pas capable d'apprécier à sa juste valeur une simple promenade dans une des cours, à apprécier le vent soufflant sur son visage, à ouvrir les bras aux rayons du soleil. Quelle tristesse...

Il prend une longue inspiration et répond à Loevi.


N-non, je ne fuirai pas, p-pas cette fois. J'en ai marre de fuir tout le temps. J'ai un compte à régler avec ce sale serpent depuis le début de l'année. Il se tourne alors calmement vers Mark, gardant néanmoins une touche d'agressivité dans sa voix, malgré le calme qu'il veut montrer. Dans un côté le serpentard a déjà en partie gagné, mais autant ne pas se conduire en pleutre cette fois. Moi ? Trembler d'effroi? Me fais pas rire, tu serais pas capable de faire s'enfuir une mouche. T'es qu'un serpentard, tout ce que tu sais faire c'est siffler contre les gens que tu crois être plus faible que toi, mais tu mords pas, tu sais pas mordre. Je t'ai jamais vu attaquer, juste siffler. C'est pas trop dur la vie hors d'ici? Chuis sûr que c'est toi qui te fait siffler.

Pas un seul regard vers la poufsouffle, toute son attention est portée vers les yeux du serpentard. Adnae ne cligne pas des yeux et parle d'un ton calme, il ne peut rien faire d'autre que cela, attaquer verbalement l'ignoble individu et ne pas s'enfuit en hurlant. Le regard condescendant, il attends la contre-attaque de son interlocuteur. Nuls doutes que celle-ci sera cinglante.
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyLun 16 Juin 2008 - 13:39

Je baîlle ostensiblement, ça me fait l'effet d'être imperméabilisé les touches d'Ironie de Loevi couplées à la Bravoure du Lunn.

Un Lunn qui aurait dû aller à Gryffondor pour manifester tant de courage. Mc Ewan l'aurait accueilli à bras ouverts. Mais au lieu de cela, il tombe chez les Jaunes, ils ne sont pas les ennemis héréditaires des Verts, cela se saurait. Juste quelques membres de cette Maison que "j'aime" au delà des convenances.
Loevi = Proie facile et dont je me délecte de savourer l'extase de la rendre malade à chacun de nos rencontres. Je n'y peux rien, j'aime.
Adnae = Casse-croûte quand la première proie est indisponible. Bien aussi, mais moins de convictions j'ai à la réduire en bouillie.
Quoique.

Il est marrant aussi le mioche Jaunâtre, à tenter de vaincer le Serpentard. A la différence que je ne possède pas de pieds d'argiles, mais je ne peux facilement m'effondrer. Sauf si on décèle ma faille. Auquel cas, je serais obligé de partir en retraite anticipée, furieux d'avoir été mis à mal par un gniard nimbus totalement prétrifié par ma vue.
Et Leroy ? Elle bout de Haine envers ma personne, je le ressens bien pour avoir dévelloppé une capacité à traduire tout le code "Loevi Leroy". Ca s'entrechoque les vilaines pensées à mon égard, le regard noir me le montre bien. Et moi je souris avec aisance, sûr de mes capacités et du fait que j'appuie fortement là où la Poufsouffle ne le supporte pas.
Bon, j'ai d'autres choses à faire plutôt que d'avoir un Blaireau voulant défendre sa Préfète. Pour ma part j'ai l'impression d'être un conte de fées Moldus, Loevi la Chaperon Rouge, moi-même dans le rôle du grand méchant Loup dévoreur de petites filles, et Mister Lunn en Chasseur venu tuer le Loup ... Mais chez les Sorciers, ça se traduit ainsi, Loevi pauvre Chaperon Jaune, moi le vilain Serpentard qui ne pense qu'à en faire une bouchée et Lunn, Sorcier bienveillant.
Oui mon oeil.

Le Jaune et Noir qui me fustige par des menaces qui me font rire, il ne veut pas déguerpir ? Bien, je l'aiderais avec "gentillesse". Je n'ai pas l'air comme ça, mais je suis adorable. Et c'est avec un immense plaisir non feint que je vais m'occuper de son cas.


- Des menaces en l'air Leroy. Je le fais si l'envie m'en prend. Fis-je avec un sourire mauvais sur les lèvres, autant pour l'un que pour l'autre.

Subrepticement je sors ma baguette, sans un bruit. Habitué aux manoeuvres frauduleuses, je ne m'en prive pas.


¤ Bloc-lang ¤ Perfect. Je n'entendrais plus son babillage incessant, qui m'horripile au plus haut point.

Un Pouffy réduit à faire des mimiques, et encore je suis trop gentil, je peux maintenant m'occuper de la Cousine. En ayant rangé ma précieuse baguette dans mon sac en bandoulière. Ni vu ni connu. Je reprends mon air suffisant et d'auto-satisfaction, tout ceci en tapotant l'épaule de la demoiselle Leroy. Je sens que quelque chose la tracasse et je plante mon regard doré sur sa personne, mortellement sérieux.
Je reste imperturbable quand je lui souhaite en chantonnant gaillardemant ... un ...


- Bon Anniversaire ! Avant de me marrer sadiquement, comme je le fais si bien.

Tiens première fois que je lui ai souhaité en six années ...


- Je parie que tata Leroy, n'a encore rien offert à sa fille ... Déplorable. Sinon ? C'est quoi ce regard d'affolée que tu m'as fait tout à l'heure ? Comme si j'étais un fantôme ...

Elle me perçoit tel un ectoplasme, je suis en proie à mes Démons du Passé. J'ai jeté le sarcasme pour jouer l'atout de la Sympathie ? Non, reprends toi Resnald, ce n'est pas toi.

- Tiens, je n'entends plus Adnae ... Le mioche dont je tape la tête avec un large sourire. Je dois encore forcer la dose pour arriver à te voir pleurer, j'y suis presque ...

Je termine ma réplique verdâtre par un clin d'oeil, en croisant les bras. Rétorquera ? Allez que je me marre encore.



Spoiler:
 
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyVen 20 Juin 2008 - 22:09

La vaine tentative de rébellion d'Adnae fut balayée d'un geste négligeant de la main – en un informulé, Mark avait réduit le jeune garçon au silence. Loevi bouillait de rage : elle ne pouvait strictement rien faire pour aider son camarade, sous peine de lui infliger elle ne savait quel sort mal géré ; elle était une plaie et le savait pertinemment. Des menaces en l'air. Oui, ça aussi, elle le savait. Elle n'était pas capable de faire autre chose – des menaces en l'air. Mais comment pouvait-elle espérer atteindre ce monstre ? Lorsqu'elle voulait aider les gens, ses pitoyables talents en magie se chargeaient de faire l'inverse, et lorsqu'elle voulait faire du mal... lorsqu'elle voulait détruire son cousin, c'était invariablement elle qui se prenait les coups.

Alors, elle évitait autant que possible de se servir de sa propre baguette. Et il le savait parfaitement. Il connaissait ses limites sans doute mieux qu'elle-même – et c'était à peine supportable.

Les petits coups qu'il donnait sur son épaule n'ébranlait pas que son corps ; ils touchaient son cœur comme autant de flèches empoisonnées destinées à la faire fléchir – à la faire pleurer. Mais il y avait pire, bien pire. Sa cruauté ne connaissait pas de limite – ou peut-être n'avait-il même pas conscience de son étendue. Redevenu sérieux – trop sérieux – il dit enfin les mots tant attendus – et tant redoutés. Avant d'éclater de son rire le plus atroce. Il n'avait vraiment pas oublié. Mais ce n'était à ses yeux qu'un autre moyen d'atteindre sa cousine, de la pousser à bout. Il excellait dans cet art – et elle ne pouvait y résister.

Sa respiration se bloqua dans ses poumons, son cœur manqua un battement. En une fraction de seconde, son corps et son esprit s'étaient paralysés, comme stupéfixés. Il n'avait besoin d'aucun sort pour l'achever – ses paroles y réussissaient mieux que n'importe quelle magie. Elle se mit à trembler, incapable de répliquer, alors qu'il poursuivait sur sa lancée, n'hésitant pas une seconde à évoquer Vivienne Leroy, née BloodDust, et son oubli volontaire. N'avait-il pas toujours cru que Loevi vivait une vie familiale exemplaire ? Avait-il fini par comprendre la vérité à ce sujet ?

L'amour mensonger que Vivienne avait pour sa fille était une épine de plus plantée dans sa chair, le déni inavoué – et inavouable – d'une enfant dont cette femme ne pouvait accepter l'existence. Un monstre qui lui avait ravi son bonheur le jour même de sa naissance. Un rappel insidieux de tous les torts qu'elle avait accumulés depuis lors, au nom de la malédiction qu'elle avait elle-même instaurée. Sa vie n'avait rien d'un conte de fées – et Mark l'avait peut-être enfin compris.

Ce regard d'affolée ? Depuis qu'il avait surgi dans le parc, elle n'avait ressenti que ça : de l'affolement. Pour toutes sortes de raison, et il n'avait rien fait pour arranger ça, y mêlant un ouragan de colère et un océan de tristesse – qu'elle ressentait déjà avant son arrivée. Oui, il était un fantôme. Un fantôme venu directement d'un passé trop lointain, révolu depuis si longtemps qu'il n'y avait pas lieu d'y repenser encore aujourd'hui. Tout ça était terminé, il avait lui-même effacé la moindre trace de cette vie d'alors, la broyant sans pitié entre ses nouveaux crochets venimeux qui devaient faire la fierté de ses parents et de toute la dynastie.

Une autre pique servie au jeune Poufsouffle avant de revenir à elle, toujours. Une petite pause, insignifiante, avant, peut-être, le coup final. Mais non, celui-ci ne vint pas. Il ne manquait pas grand chose pourtant, il le savait, mais sans doute voulait-il faire durer le plaisir... Il semblait attendre sa réaction, se délectant d'avance du spectacle pitoyable qu'elle allait lui offrir malgré elle. Elle ressentit soudain une grande lassitude ; fermant les yeux, elle expira lentement.

-Sors de ma vie, Mark Resnald... murmura-t-elle d'une voix atone. Sors de ma vie et n'y reviens plus jamais.

Elle savait que ce souhait était totalement inutile. Il faisait partie de sa vie comme le sang faisait partie de son corps ; on avait lié leurs destins bien avant leur naissance et tout ce qu'elle pouvait faire était battre des pieds en essayant de remonter le courant. Comportement futile qui n'avait aucun sens. Mark ne l'abandonnerait plus jamais – le ferait-il, qu'on les obligerait à se retrouver, de la plus ignoble manière qui soit. Elle savait le sort qui lui était réservé ; seul Mark avait le pouvoir de s'élever contre, mais le ferait-il ? Que penserait-il du futur que leurs parents avaient décidé pour eux ?

Nul doute qu'il devait le connaître – il n'était pas l'Héritier pour rien. Cela l'amusait-il ? Se moquait-il d'elle en connaissance de cause ? Voyait-il cela comme un moyen de pimenter son existence minable, et ce jusqu'à la fin de ses jours ? Avait-il ressurgi dans sa vie... pour cette unique raison ?

Elle le sentait, là, tout près d'elle. Pas besoin d'ouvrir les yeux pour savoir exactement où il se trouvait, ni l'expression qu'il arborait ; elle avait beau ne plus le connaître aussi bien qu'avant, elle percevait toujours l'aura qui l'entourait, même si celle-ci avait sensiblement changé d'aspect. Elle voulait qu'il sorte de sa vie à jamais ; elle voulait tout autant s'accrocher à lui et le retenir près d'elle. Mais celui qu'elle voulait retenir avait disparu depuis longtemps, remplacé par cette espèce d'ectoplasme agressif et vindicatif, pour qui le meilleur amusement consistait à s'en prendre à elle. Elle voulait juste retenir ce qui s'était enfui depuis longtemps...

Elle ressentait de la répulsion à l'égard de ce garçon, mais aussi une attirance si forte qu'elle devait se retenir de l'effleurer, de le prendre dans ses bras. Dégoût et passion ; elle comprenait tellement les contradictions qui l'agitaient qu'elle en avait peur, peur de leur force et du combat intérieur qu'elles créaient constamment en elle. Depuis qu'il l'avait abandonnée, presque six ans plus tôt, elles la déchiraient, plus encore depuis un an – depuis son retour dans sa vie.

Alors oui, elle voulait qu'il la laisse tranquille, qui sorte de sa vie. Pour ne plus souffrir. En sachant pertinemment qu'elle souffrirait tout autant de son absence. C'était un problème insoluble.

-Tu as fait assez de mal comme ça... chuchota-t-elle, les yeux toujours fermés. Si tu veux que je pleure, je pleurerai. Si tu veux que je te supplie, je te supplierai. A genoux. Mais je t'en prie, arrête, arrête tout ça... Si tu as un jour tenu à moi... alors arrête tout...

Quelques larmes silencieuses s'échappèrent de ses paupières fermées, glissant le long de ses joues jusqu'au coin de ses lèvres. Elle savait qu'elle courait après une chimère envolée depuis des années ; dès lors, que pouvait-elle réellement espérer ? Ce garçon n'était pas Mark, le cousin qu'elle avait aimé comme son propre frère. Celui qu'elle avait devant elle n'était qu'un étranger, un imposteur qui tentait de la détruire en se servant de l'image de Mark et des liens qu'ils avaient tissés autrefois.

En vérité, tout était fini.
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyMar 24 Juin 2008 - 23:18

Comme prévu, ce cher Serpentard ne s'est pas jeté sur lui tel le mangemort sur le moldu insouciant. Il s'est contenté de lui fermer son clapet. Manque de chance, si Adnae ne peut pas parler, il ne peut pas se jeter de sortilège. Bha, il n'aura qu'à aller à l'infirmerie pour pouvoir parler de nouveau. Le jaune n'a rien à se reprocher, si ce n'est avoir bêtement cédé à ses impulsions. Peut-être sa maison gagnera-t-elle des points grâce à lui, qui sait...Mais il en doute fortement. Il est plus probable qu'elle en perde pour s'être conduit comme le dernier des imbéciles. Déjà qu'il n'a pas beaucoup d'amis dans le château, il risque de se faire de nouveaux ennemis. Comme si il avait besoin de ça...

Quelle est la part de vérité dans ce qu'a dit le Poufsouffle ? Les rumeurs vont bon train en ce qui concerne Mark, il avait plus de chance de trouver une aiguille dans une botte de foin que d'en réchapper sain et presque sauf de son tête à tête romantique avec le vert. Peut-être Mark a-t-il eu pitié de lui, s'est contenté de faire taire un moustique agaçant et de le chasser d'un revers de la main d'un air distrait.

Maintenant que sa préfète est redevenue la cible des jets de venin du serpent, tout ce qu'Adnae peut faire c'est se tenir à ses côtés quoi qu'il arrive, la soutenir, la consoler si elle craque et jeter des regards emplis de haine à ce personnage à sang froid. Comment une personne telle que lui peut-elle exister ? Et ses attaques semblent encore plus virulente. Il a osé exploser méchamment de rire après lui avoir souhaité – enfin, si on peut appeler ça « souhaiter » - un bon anniversaire. Quel personne odieuse !

Oh, mais voilà que Loevi répond à Mark. Elle semble à bout de forces. Il a bien fait de se précipiter au cœur de l'orage. Peut-être qu'il ne peut pas faire grand chose contre Mark, si ce n'est l'agresser vainement, mais au moins il peut rendre l'épreuve de Loevi moins dure à supporter.

Elle semble vouloir dire qu'ils étaient proche auparavant. Mark proche d'une poufsouffle ? Adnae aimerait bien rire à cette idée, mais il ne peut pas, tout d'abord parce qu'il ne peut plus parler, et donc rire par la même occasion, puis parce que Loevi risquerait de mal le prendre. Il rêve de leur couper la parole en lançant une pique sur Mark en se moquant des Serpentards et du fait que les élèves de cette maison ne sont plus humains, en particulier lui-même.

Ils étaient peut-être proches....étaient-ils liés par l'amour ? Cela est tout à fait possible, après tout on dit souvent « qui aime bien châtie bien », et cela expliquerait pourquoi le vert est si cruel envers Loevi. Peut-être l'a-t-elle repoussée. Remarque, elle n'a peut-être pas tort.

Ou alors sont-ils liés par le sang? Idée absurde que le Poufsouffle repousse immédiatement. Mark et Loevi ne se ressemblent pas du tout, et ils ne portent pas le même nom. Mais le nom ne veut pas dire grand chose. Non, ce n'est pas ça. Ce qui rend cette idée absurde, c'est qu'ils sont dans des maisons totalement opposées. Comment peut-on être du même sang et appartenir à des maisons si différentes ? De plus, le fait d'être ensemble dans le château devrait les rapprocher, pas les faire s'étriper. A moins que ce soient deux branches familiales en conflit...

Adnae attend désormais le dénouement de cette rencontre. En espérant qu'elle ne craquera pas. Elle a versé quelques larmes, mais cela ne veut pas dire qu'elle a craqué. Il ne faut pas qu'elle craque, ça ferait trop plaisir à l'élève Serpentard ! Aussi lève-t-il un regard résolu et plein de soutien vers elle, en espérant qu'elle le remarque et que cela l'aidera à se reprendre et à ne pas craque
r.
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Mark Resnald
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MessageSujet: Re: Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui   Complicités d'autrefois, Secrets d'aujourd'hui EmptyVen 27 Juin 2008 - 14:50

Un Lunn bloqué, ça fait du bien. Une Loevi qui craque c'est doublement ... mieux ?

Oui ça doit être ça. Je suis parvenu à mes fins avec pas mal de temps. Mais le spectacle auquel j'avais droit valait bien tout les Lotos Sorciers du monde. Pas de sauvetage de Miss Leroy pour son petit ami Pouffy. Oui d'ordinaire c'est solidaire ces choses là. Mais Loevi avec une baguette : danger imminent.
Il me prendra bien l'idée de le débloquer de son mutisme que je me suis bien amusé à provoquer. Je lui avais souhaité son Anniversaire non sans lui rire au nez, de mon rire le plus odieux. Je ne devrais pas, mais je le fais ... C'est drôle, enfin tant que je n'en subis pas les conséquences, je les provoque.
Je ne jette plus un seul regard sur le petit Pion Pouffy que j'ai condamné au silence d'un coup d'Informulé, c'est Leroy ma proie.

Personne d'autre. Non, personne.

Je la laisse se remettre de mes palabres. J'ai tout mon temps moi. Et ça m'amuse de constater la gradation néfaste que je peux provoquer chez elle. Mais je ne m'attendais pas du tout à une phrase de ce genre. Intérieurement je reste interloqué, extérieurement je ne pipe mot. J'attends toujours que l'orage Leroy passe.
Mais là c'est différent. Je l'ai poussée vraiment à bout et cela laisse un goût amer. Réellement. La complicité, cela fait une éternité qu'on la perdue. Au profit d'une guerrilla où je me plais à être toujours le vainqueur et je ne rends jamais mes armes. Mais là le doute s'installe ...
La Culpabilité ? Je la déteste elle. Quand elle vient toquer à la porte de mon Inconscient et dont je veux lui refuser l'accès. Mais là, ça foire ... Si je la laisse s'insinuer en moi, je suis perdu.

Elle aura gagné. Et je ne m'avoue pas vaincu si facilement. Non, jamais ...

Du moins j'essaye. J'essaye de ne pas flancher face aux dires de la Préfète des Jaunes et Noir. Je le sens le dilemne qui l'habite, j'en suis moi aussi atteint. La Haine, la Répulsion condensés avec l'Amour et l'Attirance. Et je déteste cela ... C'est faiblir que de se l'avouer.
Alors à sa supplication de me voir sortir de sa misérable Vie, je n'y réponds pas. Je n'y adhère pas. Je reste silencieux. Mais la suite, je suis cloué sur place.
Encore une fois et ça m'agace. Elle se stoppe encore une fois, elle ferme les yeux et elle craque sous la pression morale que je lui inflige.
Hm, Mark Resnald ne flanche pas, tu es Serpentard dans l'âme mais elle, elle déteste ce que tu es devenu.

Mais moi qu'y puis-je ? Rien ? Aucune idée. Et bouse de dragon.

Qu'elle me supplie ? Amusant et si tentant. Mais la part de moi d'enfant, me le refuse. Elle était terrée, enfermée à double tour et poussiéreuse ... Là par ses seuls mots, elle la fait ressortir. Je me déteste à combattre contre deux Sentiments qui ne s'entendront jamais. Je ferme les yeux et je grogne longuement, faisant fi d'Adnae et de sa Préfète.
Mes prunelles dorées se sont douloureusement fermées et je me crispe d'autant plus quand je vois à quel point, elle me rend impuissant. D'ailleurs j'ai l'air de ne plus correspondre à la Fierté de Serpentard ... Misérable loque que je suis. Double bouse de dragon.
Je secoue rapidement mes mèches auburn, je ne me tiens pas la tête, mais je le devrais. Elle devient lourde et j'aimerais me la fracasser contre un mur. Plus facile pour s'arrêter de penser.
Je rouvre les yeux, je pense les avoir clos une éternité, tant le retour à la lumière me fit mal. Je regard Adnae, vide de mes sensations. Je tente de ne plus penser ...

Que dois-je répondre ? Que je m'excuse ?


- Que j'arrête ? Que je change ma façon d'être ? Ce que je suis devenu ? Je ... Temps de pause. Pourquoi cela t'importe-t'il autant ? Je dois sortir de ta Vie non ?

Je me tais, pas envie d'en dire plus. Oh bah Adnae, la flemme de lui redonner la parole.
Pas de suite en tout cas.
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