Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.
 
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 Le vieux Jo.

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Althea Belrin
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Le vieux Jo. Empty
MessageSujet: Le vieux Jo.   Le vieux Jo. EmptyDim 28 Oct 2007 - 11:05

Je ne sais pas du tout comment cela marche. Donc je fais comme je peux. Si jamais, vous le lisez, dites moi ce que vous en pensez ... et vive les critiques !!! Big Grin

Auteur : Moi.
Lecteur : ceux qui en ont envie.
Résumé : trop court pour qu'il y en ai un. Et je ne sais comment faire pour ne pas tout casser.
Genre : fiction





star star Le vieux Jo star star



La ruelle était sombre. A coté des détritus jetés un peu partout, un vieux félin se prélassait. Il faisait tranquillement sa toilette entre une boite de conserve vide et une étrange pièce mécanique qui devait datée d'une bien plus vieille époque. Mais s'en tenir compte du désordre et de la puanteur des alentours, le matou s'occupait de lui-même, être malgré et contre tout.
Soudain, l'aluminium se mit à trembler. L'animal redressa les oreilles au aguet, cherchant à savoir s'il y avait danger. Il se releva d'un bond et sauta sur une poubelle juste à temps. Un gamin passa en courant écrasant la boite de conserve à coté duquel il était. Le gosse semblait vouloir détaler plus vite qu'un lapin. Le chat le regarda la furie s'éloigner avec un certain contentement lorsque un second laron passa en trombe :


- Je t'aurai, espèce de vaurien ! Foi, de Moriand, tu ne t'en tireras pas sans rien !

La deuxième personne avait dû mal à courir. C'était un viel homme âgé, et même peut-être plus dépareillé que le pauvre félin dans sa ruelle. Il était decharné mais malgré cela sa canne semblait le porter difficilement. Au sortir de la ruelle, il scruta du coté où le môme était partit sans plus bouger. Il essaya de reprendre son souffle. Il flageolait. Le petit avait disparu avec son larcin. Il grommela tout seul :

- Espèce de vaurien ... j'aurai pu t'avoir dans le temps ... Non, je t'aurai eu ! Quel raclée, je t'aurai mise ! Ah ... c'était le bon temps !

Une femme qui marchait sur le trottoir avec ses deux enfants, lui jeta un coup d'oeil intrigué. Inconsciement, elle poussa sa petite fille vers la droite, loin de lui. Il détourna le regard, gené.
Elle doit te prendre pour un vieux fou mon pauvre Jo ... un drôle de vieux singe...

Il soupira en regardant le petite famille qui s'éloignait, la jeune femme l'ayant déjà oubliée. Il leva la tête vers le ciel, son vieux visage ridé tourné vers le soleil. Il posa ses deux mains sur sa canne.
Ah, mon vieux poto, t'es bien le seul qui est toujours là, à pouvoir supporter le fait de tourner en rond toute la journée. Faudrait que tu m'enseigne un jour... moi je ne peux pas ...

Il se secoua, et se remit en marche. Sa course, plus de son âge, avait mis à mal ses articulations. Mais cela vallait le coup lorsqu'il raconterait aux copains qu'il avait coursé un gosse et qu'il avait tenu un moment, il serait presque un héro. Un pied devant l'autre... Sa canne se coinça dans un recoin du trottoir, il dut s'arrêter pour la déloger. Un héro... en même temps, cela n'était pas si difficile, presque tous ses amis étaient à l'hosto ou dans une maison de retraite. Pour certains, rien que le fait de marcher était faire preuve d'héroisme...
Je ne leur raconterais pas ... Ils pourraient être blesser ... jaloux... Mais je n'ai pas envie de la garder pour moi non plus. Je voudrais le raconter ... C'est cela être vivant ! Raconter sa journée aux autres, parce que autrement comment être sûr que nous l'avons bien vécu ... Je pourrais téléphoner à ma petite dernière ... Non, elle me ferait la morale ...

- Attention, monsieur !
Quelqu'un lui attrappa le bras pour le stopper. Juste devant lui se tenait un étale d'un fleuriste. Il avait manqué de foncer droit devant perdu dans ses pensées. Le propriétaire lui jeta un regard noir, donc le viel homme traduit par : ''non mais faites un peu attention ! Ah, ces vieux alors ! ''. Et cela encore c'était la version épuré... Il se retourna vers la personne qui l'avait arrêté avant qu'il commente un ''désastre'' . C'était une jeune fille certainement encore étudiante. Il lui fit un petit sourire, dans lequel il eut aussi l'impression de lire un peu de pitié. Son coeur se resserra, que préfèrait-il la pitié ou la colère ... La colère sans aucun doute car cette dame avait au moins la bonté de laisser à l'ojet de la discorde une main mise sur les évènements, alors que madame la pitié lui parut bien cruelle derrière sa générosité...
Le viel homme resta planté à regarder la jeune fille s'en aller ...

Troisième personne qui sort de ta vie au loin sans se retourner, Jo ... Mais certainement pas la dernière...

Il jeta un coup d'oeil à l'étale. Roses, tulipes, lilas et prime-verts ... s'entassaient pêle-mêle. Elles étaient toutes mélangées, mais en même temps toutes séparées dans leur case...
Je suis sûre qu'elles ne prennent même pas la peine d'apprendre à connaître leur voisine ... Mon pauvre vieux Jo, ce ne sont que des fleurs comment veut-tu qu'elles comprennent l'importance de ceci !

Il leva la tête, fixant son regard sur l'endroit où elle avait disparut. Ses yeux se perdirent dans le vague, toujours fixé sur le point précis mais sans même le voir.
Et elle... cette jolie jeune fille en fleur, est-ce qu'elle la comprit cette importance... Est-ce que c'est cela qu'elle a voulut faire en m'aidant ? Voir les couleurs des autres fleurs ? Elle a du être déçue ... je suis déjà fané ... Elle a compris ... Non ... Jo, elle se fiche complètement de toi... Seule, elle a de l'importance ! C'est pour son image d'elle qu'elle t'a tendu la main ... Bah, et puis après tout, aucune importance... Je le remercie quand même... C'était pour une bonne cause ... Jo ! Toi une bonne cause, laisse moi rire...

- Vous désirez quelque chose, monsieur ?

Le viel homme se retourna s'était le propriètaire qui revenait à la charge. Il faut dire que le vieux corps faisait de l'ombre aux pauvres fleurs ce qui dérangeait grandement les passants, c'était certain. Il était peut-être rabougri, mais le viel homme restait tout de même un grand homme. Il eut le plaisir de baisser la tête pour regarder le vendeur. Il se demanda un instant s'il jouait le vieux fou, pour faire tourner l'autre en bourique. Mais même si l'âge a ses avantages, il ne faut pas en abuser. Il secoua la tête, et reprit sa marche sans un regard en arrière. Au moins, il avait fait un heureux aujourd'hui.

Il y avait foule sur le trottoir. Il faut dire que l'après midi se terminait. Les enfants sortaient des cours en criant de partout. Pendant que leur parents venaient les chercher, ou finissaient leur boulot en soupirant eux-aussi d'aise d'en avoir terminer. Et à coté, quelques vieux qui n'avaient pas peur des nouvelles générations, et qui tenaient encore sur leur deux pattes, se promenaient. Ils profitaient de tous ses visages pour se souvenir, pour imaginer qu'ils ne sont plus seuls... que à eux aussi un joyeux bambin va courir autour de lui en braillant très fort.

Tu rêves, Jo, tu rêves ... tu leur fais peur aux petits maintenant ! Ils aiment pas eux les squelettes ambulants... Bah, de toutes manières, cela ne fait pas de mal de rêver ... Rêve, Jo pendant que tu le peux encore ... rêve !

Le viel homme s'assit donc sur un banc pour profiter du spectacle. Il pencha son chapeau en arrière pour avoir une meilleure vue et observa. Il fit quelques garçons passer en courant avec un ballon de foot, quelques fillettes qui bavardaient joyeusement. Juste devant lui, une bande de jeune coq tentèrent d'affirmer leur virilité en se provaquant mutuellement. Jo avait commencé les paris avec lui-même, mais ils partirent avant même le déclenchement de hostilité.
Dommage, je suis certain que j'aurai gagné !

Après un couple se promena main dans la main, amoureux... Jo resta fixé sur eux un moment.
Bon Dieu, ils ont aucun goût ! Elle a l'air de faire au moins deux cents kilos alors que lui, il est plus fin que moi ! Et il faut le faire ! Non, mais franchement, je vous jure défois les choix humain restent des mystères entiers pour moi !!
Mais au fond de lui, le viel homme se sentait bien peunaud, à les envier comme le vieux loup solitaire qu'il était. Il essayait de faire le dur au dehors. Pourtant, il savait bien que le dedans pouvait être mou que de la guimove...
De la guimove... Et bien, mon vieux Jo, tu serais pas mécontent d'en manger un peu, hein ? Allez debout vieille branche, une longue quête t'attends... Parce que de nos jours, où s'est que nous pourrions acheter de la bonne guimove ? Pas la peine de saliver d'avance...

Soudain, quelqu'un s'assit sur son banc. C'était une femme entre deux âges. Elle était vétue toute de blanc. Elle lui fi un petit sourire crisper :

- Il est l'heure de vous réveiller, monsieur Moriand. Votre petit déjeuner est servi.

Le viel homme la regarde intrigué.
Et Jo, elle connait ton nom ? C'est pas normal cela ! Petit déjeuner ... Peut-être qu'elle sait où on peut acheter de la guimauve demande lui !! Quoique... quelque chose me dit que ....

Mais avant qu'il ait pu dire un mot, la femme avança la main et lui toucha l'épaule.

- Debout, monsieur Moriand. C'est l'heure de vos médicaments.

Le viel homme jeta un dernier coup d'oeil au ciel. Il faisait maintenant nuit noire. Il ne pouvait pas voir une seule étoile briller dans la grande étandue.
Maintenant, c'est toi qui voudrait partit, Jo... mais elle, c'est comme la vérité, comme la vie, tu ne peux pas t'en aller juste en lui tourant le dos...

La nuit tirait à sa fin.
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